Discours de la maison des syndicats (4/4) : l’emploi

Publié le Publié dans Elections municipales de 2014

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L’emploi

Chers amis, et j’en terminerai par ce sujet majeur, la première préoccupation des Brestois est le développement économique de notre ville et l’emploi.

L’une des richesses du  bassin d’emploi de Brest est la grande diversité des activités. Activités liées à la mer autour du port, activités liés à la terre dans l’arrière pays avec les industries agroalimentaires comme Sill, EVEN ou TRISKALIA , activités liées à la défense nationale, DCNS, THALES, activités de services avec le secteur bancaire, CMB, mais aussi à la recherche IFRMER …

Pourtant au delà de ces atouts, le pays de Brest, puisque c’est à cette échelle qu’il raisonner, présente des faiblesses structurelles.

Quelques exemples significatifs :

De 1999 à 2009, avant la crise, la hausse de l’emploi sur le pays de Brest a été très inférieure à la moyenne régionale : +4,2% contre +7,6% .

La zone d’emploi de Brest a  le taux de création d’entreprises parmi les plus faibles de France,

Un exode des diplômés universitaires des 2éme  et 3éme cycles très important.

Depuis la crise : à la fin de l’année dernière, le taux de chômage a été le plus fort depuis 2003 et sur Brest plus qu’ailleurs se sont les jeunes qui sont les plus touchés.

Une menace sur l’emploi public important sur BMO avec 43%.

La crise de l’industrie agroalimentaire qui aura des conséquences directes dans les entreprises de ce secteur mais aussi des conséquences indirectes dans le domaine de la logistique, et je pense tout particulièrement aux activités commerciales de notre port.

Face à cette situation inquiétante quel est le projet socialiste pour redynamiser le pays de Brest autour de sa métropole ?

Les occasions manquées on les connaît :

L’opportunité de compléter la réparation par la déconstruction des bateaux a été négligée, comme si les solutions locales, qui existaient, ne pouvaient se concrétiser en raison de l’image négative que pourrait donner l’image de la déconstruction des navires…

Je ne reviendrais sur l’épisode du bâtiment Summum qui laisse chaque année une lourde charge à la collectivité pour un immense bâtiment inoccupé.

On ne vante d’être bâtisseur.

Mais à quoi sert-il de construire des bâtiments qui restent vides ?

Ou qui ne se remplissent qu’en en vidant d’autres ?

François Fillon avait choisi Brest pour y implanter France énergies marines. Les socialistes brestois vont-ils rester les bras croisés en entendant le Président de la République évoquer Cherbourg ou St Nazaire, en oubliant Brest ?

Pas de projet, des occasions manquées, des tergiversations, oui la situation économique de Brest et de son bassin d’emploi est inquiétante.

Nous ne pouvons nous contenter d’une économie résidentielle et c’est pourtant ce qui nous menace.

Mais mes chers amis croyez-vous qu’un chef d’entreprise viendra s’installer  à Brest parce que l’on peut y circuler en tram, plutôt qu’en bus ou en voiture et peut-être demain faire du téléphérique ?

Non soyons sérieux, l’une des conditions majeures de l’attractivité de notre ville est son accessibilité. C’est la raison pour laquelle je me bats, nous devons nous battre, pour obtenir du gouvernement la réintégration dans le programme « Mobilité 21 » de la création de lignes nouvelles permettant de mettre Brest et j’y ajouterai nos amis de Quimper à trois heures effectives de Paris.

Avez-vous beaucoup entendu le maire de Brest sur cette question fondamentale pour l’avenir de notre ville ? Non. Comme les autres socialistes finistériens, pour faire bonne figure, il a versé quelques larmes de crocodiles au lendemain de l’annonce gouvernementale de l’abandon de ce projet. Mais depuis rien. On ne l’entend pas défendre Brest à trois heures de Paris auprès de ses amis socialistes au gouvernement.

Chers amis, je le dis avec gravité. Dans un peu plus de trois ans Rennes sera plus proche de Paris que Brest de Rennes. Si rien n’est fait pour corriger cette aberration, c’est le déclin économique annoncé de toute la pointe bretonne et de notre ville de Brest.

Et que le maire de Brest arrête de dire que l’on peut remplacer le TGV par le très haut débit. Nous avons besoin du très haut débit mais jusqu’à preuve du contraire les personnes se déplacent et nous ne sommes pas encore des particules élémentaires circulant dans des tuyaux avec de la fibre optique.

Chers amis, voilà les quelques pistes que je voulais livrer ce soir à votre réflexion. Le tableau que j’ai dressé devant vous ce soir peut paraître un peu noir. Mais il n’est que le bilan de la gestion de notre ville depuis vingt-cinq ans par les socialistes.

La réalité est ailleurs. Notre ville recèle d’innombrables richesses au premier rang desquelles la capacité des Brestoises et des Brestois à relever la tête, à retrousser leurs manches pour relever les défis à condition qu’on leur donne leur donne les moyens de leurs ambitions.

Encore faut-il se mettre à l’écoute de tous ces porteurs d’initiatives, de tous ces Brestois qui ont des idées, qui ont de l’énergie à revendre. Mais depuis un quart de siècle qu’ils sont aux affaires municipales, ils croient tout savoir, ils n’écoutent plus personne . Nous redonnerons vie à la démocratie locale pour que chacun ait le droit à la parole et à l’écoute.

C’est d’ailleurs le mot d’ordre de cette phase de notre campagne qui nous conduit jusqu’à Noël à la rencontre des Brestoises et des Brestois pour vérifier nos intuitions et confronter nos convictions à toutes les réalités vécues dans la cité.

Nourri de ces échanges, notre programme sera la concrétisation de ce contrat entre notre équipe et la population.

Alors, tous au travail!

Bernadette Malgorn, conseillère régionale, candidate aux élections municipales de Brest 2014.