Meeting du 24 octobre (1/4) : retrouvez le discours de Bernadette Malgorn

Publié le Publié dans Elections municipales de 2014

Le 24 octobre, devant la salle comble de la maison des syndicats, Bernadette Malgorn prononce un discours dans lequel elle détaille des objectifs de son engagement pour Brest.

Les changements qu’elle veut proposer touchent :

1. La sécurité des brestois.
2. La fiscalité locale.
3. L’emploi.

Vous pouvez retrouver tous ces points en cliquant sur les liens au début et à la fin des articles.

Le discours :

Chers amis,

Après l’inauguration de notre permanence le 19 septembre dernier, nous franchissons, avec cette première réunion publique, une nouvelle étape de notre campagne pour les élections municipales lancée le 21 juin.

Merci à tous de votre présence ce soir.

Merci aux amis qui viennent de s’exprimer. Leurs témoignages montrent que nous formons une équipe diverse et rassemblée.

Notre seule et unique ambition est de nous mettre ensemble au service des Brestois.

Avec vous,  j’ai pris cet engagement envers les Brestoises et les Brestois.

Car, mes chers amis, la situation est grave.

L’économie bretonne est au bord du séisme. Chaque semaine ce sont des centaines d’emplois dont on entend annoncer la suppression en Bretagne.

Notre région n’a pas connu une telle situation depuis les années soixante.

Les trois piliers majeurs de notre économie sont ébranlés : l’agriculture et l’agroalimentaire, l’industrie automobile, les industries des télécommunications.

Si l’on ajoute à ces grandes filières : le transport et la logistique, la pêche, le bâtiment et le tourisme, c’est toute l’économie bretonne qui est frappée et dans tous les territoires.

Il y a plus de trois ans, lors de la campagne pour les régionales, nous avions tiré la sonnette d’alarme. Les socialistes au pouvoir à la Région, dans trois départements sur quatre, et dans les grandes villes, comme ici à Brest, ont refusé de voir la réalité en face. Pour eux la crise économique s’était arrêtée aux portes de la Bretagne.

Et ils ont continué de bercer les Bretons d’illusions. Hier encore, ils parlaient du « miracle breton ». Aujourd’hui, ils tentent de faire rêver les Bretons en lançant une grande consultation « Bretagne 2030 ». Mais ce n’est ni d’illusions ni de rêve que les Bretons ont besoin, c’est d’action.

Depuis dix ans à la région et depuis encore plus longtemps pour notre ville de Brest, les socialistes bretons n’ont pas su accompagner les nécessaires mutations de l’économie régionale, encore moins anticiper.

L’idéologie a prévalu sur le pragmatisme.

Le clientélisme sur l’intérêt général.

Le verbe et la communication sur l’action.

Aujourd’hui alors que nous sommes au cœur de la crise les socialistes en appellent au sacro-saint consensus breton.

Mais, mes chers amis qui a brisé le consensus breton ?

Pour ne prendre que trois exemples

  • Qui a abandonné l’engagement de mettre notre ville de Brest à trois heures de Paris avec une vraie ligne à grande vitesse ?
  • Qui a stigmatisé l’agriculture bretonne productive et son industrie agroalimentaire ?
  • Qui a laissé se creuser le fossé entre notre pointe bretonne et l’est de la région?

Alors que les socialistes détiennent la quasi totalité des pouvoirs dans les collectivités bretonnes, ici à Brest comme au niveau national, il faudrait que nous taisions au nom du consensus?

Mes chers amis, parce que les entreprises bretonnes ont sonné le tocsin la semaine dernière, c’est la panique chez les socialistes bretons. Ils font mine d’épouser les revendications tout en voulant nous faire voter les éléments de langage de Matignon.

Alors dans la précipitation que fait le gouvernement?

D’abord, le Premier ministre nomme un « Monsieur Bretagne » à son cabinet. Mais qui est ce M. Bretagne censé nous sortir de la crise ? Ce n’est autre que l’ancien bras droit de Jean-Yves Le Drian à la région et hier encore directeur de cabinet du ministre qui a remis en cause le TGV jusqu’à Brest.

Ensuite, nous avons appris que le Premier ministre avait réuni mardi soir les politiques bretons. Qui avait-il invité ? Les parlementaires socialistes, le président du Conseil régional socialiste, et les trois présidents de conseils généraux socialistes. Mardi soir l’Hôtel Matignon est devenu une annexe de la rue de Solférino. Ils ne savent plus que se parler entre eux et méprisent celles et ceux qui ne pensent pas comme eux.

Voilà deux exemples des méthodes socialistes, qui illustrent bien celles que nous subissons à Brest depuis trop longtemps. Les socialistes sont disqualifiés pour  donner des leçons. Nous allons ensemble les disqualifier pour gérer notre ville de Brest.

Chers amis pour cette première réunion publique, je vous propose d’ouvrir trois pistes de réflexion : la sécurité, la fiscalité et l’emploi.

Première priorité : la sécurité