Téléphérique : coûteux et inadapté !

Publié le Publié dans Elections municipales de 2014

Ce n’est pas parce que ce serait « un joujou » ou un « truc de bobo » que Bernadette Malgorn s’oppose au projet de téléphérique à Brest. Mais pour des raisons de bon sens :

– Il s’agit d’un projet coûteux : passé « officiellement » de 15 à 17 millions d’euros, il atteindra au moins 20 millions d’euros… auxquels s’ajoutent les coûts de fonctionnement. Des exigences de sécurité et de contrôle vont plomber encore son exploitation dont on peut évaluer le déficit à plusieurs centaines de milliers d’euros chaque année. Nous n’avons plus les moyens de faire n’importe quoi !

– C’est un projet d’une grande complexité, dont « tous les aspects, notamment techniques, ne sont pas définis » relève l’Autorité Environnementale le 30 décembre 2013. Elle précise explicitement que l’étude d’impact réalisée s’appuie sur une campagne de mesures du vent qui remonte à 10 ans. En 2003-2004, les vents ont été supérieurs à 110 km/h six fois l’an sur le site des Capucins ; cette vitesse nécessiterait l’arrêt du téléphérique pour raison de sécurité. Cette année, alors que même le tramway est arrêté pour cause de tempête, combien de jours d’indisponibilité le téléphérique aurait-il compté depuis le 15 décembre ? Nous ne pouvons plus gaspiller l’argent des contribuables.

– C’est un projet inopportun : aujourd’hui le tramway dessert déjà le quartier des Capucins, relié en 6 mn ; les 675.000 passagers annuels annoncés relèvent de la plus grande fantaisie ; seule la mégalomanie du maire sortant peut s’y retrouver. Nous ne devons pas poursuivre dans cette voie coûteuse et inadaptée.

Télécharger l’Avis de l’Autorité Environnementale concernant le projet de téléphérique