Elections municipales de 2014

Refus de la misère : réponse au questionnaire du collectif brestois

A- LUTTE CONTRE L’EXCLUSION

A-1- Quelle démarche engagerez-vous pour faire participer les personnes en situation de pauvreté aux politiques qui les concernent ?

Nous sommes convaincus que la lutte contre l’exclusion ne peut être une politique publique parmi d’autres.

Il s’agit de sujets complexes où la seule voie administrative  ne saurait constituer l’unique réponse. C’est d’abord sur l’humain que ce travail doit être fondé.

La politique de lutte contre les exclusions doit être pensée et mise en œuvre avec les personnes en situation de pauvreté elles-mêmes et les gens qui les accompagnent, notamment les associations.

A-2- Pour les jeunes sans emploi ni formation en situation d’isolement et de grande précarité, quels sont les dispositifs et les services que vous prévoyez de mobiliser pour participer à l’accompagnement socioprofessionnel de ces jeunes ?

Pour les jeunes en situation de grande précarité la municipalité doit coordonner étroitement l’action de ses services avec la mission locale ( présidée par le maire ) pour que l’itinéraire d’insertion professionnelle soit accompagné par les associations qui ont la capacité d’accueillir les jeunes sans être limitées par des dispositifs réglementaires souvent trop rigides.

A- 3- Pour la première fois les électeurs seront appelés en mars prochain à désigner également leurs représentants au sein du futur conseil de communauté. Est-ce que ce changement aura des conséquences sur le développement d’une solidarité métropolitaine avec une meilleure répartition des efforts sur ce territoire ?

 Mon intention en tant que présidente de BMO sera d’associer le plus étroitement possible les autres communes par delà les différences de sensibilités au projet de l’agglomération. Ils leur sera d’autant plus facile d’adhérer aux efforts de solidarité métropolitaine car la vraie solidarité nécessite une libre adhésion.

A-4- Renforcerez-vous les moyens financiers et logistiques des associations qui interviennent dans la lutte contre la pauvreté et l’exclusion sociale ?

Dans nos relations avec les associations nous appliquerons des principes d’impartialité et de transparence. Nous encouragerons les associations à s’engager dans les démarches ethiques et dans l’évaluation des actions menées.

 

 

B- LOGEMENT SOCIAL

B-1- Pour répondre au renforcement de l’objectif de mixité sociale , envisagez-vous de poursuivre l’effort engagé et d’intervenir au niveau communautaire pour son application sur les communes de BMO qui ne respectent pas cette obligation?

La population de Brest baisse. Faute d’emplois.

La situation du logement sur Brest et BMO mérite un diagnostic actualisé. Le taux des logements vaccants est très élevé. Ce qui se traduit par la destruction du tissu urbain. et un déséquilibre du marché immobilier.

Bien entendu nous respecterons la loi tant au niveau de la commune qu’au niveau de BMO. La solidarité communautaire doit pleinement s’exercer.

B-2- Engagerez vous un effort particulier pour la construction de logements PLAI, logements sociaux à loyer très modéré ? Là aussi , comment cela peut-il se traduire dans le programme local d’habitat communautaire?

Pour nous l’intégration est une priorité. Cela passe bien sûr par le logement et nous ferons appel au PLAI tant pour de la construction que pour la transformation des logements à destination de précarité, mais encore pour les opérations liées à l’hébergement à usage locatif de type foyer-logement ( résidences sociales/ foyers jeunes travailleurs …). Mais nous veillerons à ce que l’intégration sociale et culturelle soit organisée simultanément par un travail coordonné entre organismes HLM, services de l’Etat et intervenants sociaux.

Dans le domaine de l’habitat nous encouragerons aussi les opérations d’auto-réhabiltation  encadrées notamment pour lutter contre l’habitat indigne.

 

C- PRECARITE ENERGETIQUE

C-1- Quelles mesures prendrez-vous pour faire bénéficier des tarifs sociaux un plus grand nombre de Brestois, et sur quels critères ?

C-2- Comment envisagez-vous de mieux faire connaitre aux Brestois l’existence des tarifs sociaux de l’énergie et quelles sont vos propositions pour simplifier les démarches afin d’en bénéficier ?

C-3- Quelles mesures concrètes pensez-vous prendre suite à l’étude 2013 de l’ADEUPA sur la précarité énergétique à Brest?

Le diagnostic de l’ADEUPA  montre clairement le déclin de Brest, le décrochage d’une partie de notre population.

Nous constatons tous la paupérisation d’une part de plus en plus large de notre population . Des catégories jusqu’alors peu touchées le sont désormais du fait de la crise, des effets du chômage, des hausses des tarifs de l’énergie. Des dispositifs existent comme les fonds sociaux d’aides à l’énergie, ils sont souvent méconnus et une part non négligeable de nos concitoyens n’osent pas pousser la portes des services sociaux.

Les Mairies de quartier feront un relais de solidarité permettantd’aiguiller nos concitoyens vers les différents organismes ( CCAS, CDAS, HLM …) intervenant dans ce domaine.

 

 

D-  JUSTICE ET REINSERTION

D-1- Quels moyens prévoyez-vous d’affecter, localement, pour accueillir les personnes condamnées aux Travaux d’intérêt général ?

Les TIG constituent une réponse à l’accomplissement des petites peines. Nous sommes particulièrement attentifs à la mise en œuvre pour tout être humain d’une seconde chance. Nous considérons notamment que les jeunes doivent faire l’objet d’une attention particulière afin de les sortir d’une éventuelle spirale de la délinquance et de la récidive. Nous encouragerons dès lors en lien avec les services du ministère de la Justice et de l’administration pénitentiaire ainsi que de la Protection Judiciaire de la Jeunesse, le tissu associatif mais aussi la collectivité la mise en place de mesures d’accueil. Sans oublier la notion de responsabilité et de réparation vis à vis des victimes et de la société.

 

E- DEMANDEURS D’ASILE EN SITUATION IRREGULIERES

E-1- Quelles mesures prendrez-vous pour que ces personnes, en situation régulière, et tout particulièrement les familles, puissent disposer d’un hébergement d’urgence temporaire digne en attendant de pouvoir bénéficier du Dispositif National d’Accueil ?

Sagissant des personnes en situation régulière, nous nous conformerons à la politique de l’Etat tout en soutenant localement les actions des associations oeuvrant pour l’accueil de ces personnes.

E-2- Quelles dispositions prendrez-vous pour faciliter la scolarisation des enfants dans les écoles et collèges brestois (accueil, soutien, transports, cantine…) ?

Pour la scolarisation obligatoire de ces enfants, nous mettrons en place un accueil afin que leurs parents puissent  recevoir une écoute leur permettant une appréhension et une compréhension de notre langue et nos  valeurs républicaines, nos coutumes.

Les jeunes scolarisés bénéficieront des mêmes droits que tous les enfants brestois scolarisés. Les mesures sociales mises en place pour les enfants s’appliqueront à tous sans distinction. L’enfant ne doit pas pâtir de situations qu’il n’a ni voulu ni provoqué.

 

F- LA PETITE ENFANCE

 F-1- Tous les petits enfants devraient pouvoir bénéficier de l’accueil dans un espace collectif adapté à leur âge. Que prévoyez vous pour lutter contre cette inégalité sociale ?

F-2- Envisagez-vous l’implantation de nouvelles structures dans les quartiers de la rive droite ou de l’Europe ? Et comment prévoyez-vous l’accompagnement des parents les plus exclus vers ces lieux d’accueil ?

L’accueil de la petite enfance dans le réseau de garde  est un  véritable enjeu. Plusieurs réponses peuvent y être apportées, les crèches municipales, associatives, parentales comme  le réseau des assistantes maternelles agréées.

Si la collectivité doit prendre sa part dans ce système, elle peut aussi faciliter des modes alternatifs en favorisant les initatives nouvelles, créer des synergies entre structures existantes, mettre en place des actions pour l’accueil d’enfants sur des horaires atypiques, étendre le dispositif de halte-garderie pour des accueils temporaires pour des parents souhaitant une garde plus souple à la demi-journée pour effectuer des démarches.

Une démarche particiaptive sera engagée pour promouvoir  cette approche, et la mettre en adéquation avec les besoins des brestois au plus près des réalités de terrain sans apriori de secteurs géographiques ou de facteurs sociaux.

 

G- PLACE DES PARENTS A L’ECOLE

 G-1- Quelles mesures prendrez pour que tous les parents, notamment les plus éloignés de l’institution, soient associés à l’éducation de leur enfant à l’école ?

 L’école est le creuset de la citoyenneté et constitue le passeport indispensable vers la réussite.

L’accompagnement pédagogique de l’enfant, son épanouissement éducatif  est indiscossiable de l’engagement des familles. Les parents les plus isolés de l’Institution doivent être accompagnés vers le sytème éducatif  dans l’interêt de l’enfant et de son parcours.

 Nous  considérons dès lors qu’un programme spécifique pour ces familles peut-être établi avec  l’équipe pédagogique dans le cadre du projet d’établissement, avec les travailleurs sociaux et les parents d’élèves. Celui-ci doit être perçu non comme une mesure intrusive ou discriminante  mais comme une action positive de valorisation de la cellule familiale dans le schéma éducatif.

 

H- ECHEC SCOLAIRE

 H-1- Quels efforts ferez-vous pour qu’aucun enfant ne soit laissé en échec scolaire à l’école primaire ?

L’acquisition des savoirs élémentaires (lecture, écriture, compréhension, calcul) est  le point essentiel. Chaque élève doit en avoir la maitrise à la sortie de l’école primaire. Tout retard dans cette appropriation des bases est préjudiciable dans la poursuite du parcours scolaire et conduit souvent au décrochage dès l’entrée au collège.

Cet échec scolaire est un drame pour l’enfant qui est très jeune en situation de dévalorisation personnelle  par rapport aux autres enfants, dans sa famille. Il en résulte dès lors un désintérêt pour l’école.

Nous veillerons à renforcer l’action des associations  et les intervenants pour le soutien scolaire, l’aide aux devoirs. Nous considérons que ces associations remplissent une mission de service public.

 

 I- ACCES POUR TOUS A LA CULTURE, AU SPORT ET AUX LOISIRS

 I-1- Quelle politique mènerez-vous pour ouvrir davantage la culture, le sport et les loisirs aux publics qui en sont éloignés ?

 Le sport est une école de la vie à travers le bien vivre ensemble permet l’accomplissement  et le dépassement de soi. Les sportifs sont d’ailleurs parmi les figures les plus respectées  notamment chez les jeunes par la valeur d’exemple.

La culture à bien des égards  participe à la constitution de l’individu , de son esprit critique. La recherche de l’expression artistique ou de l’élévation de l’esprit permet  à chacun individu de s’accomplir.

L’ensemble de ces actions doivent être menées dans une complémentarité entre les professionnels et les bénévoles.