Elections municipales de 2014

Droit de réponse : Environnement

Bernadette Malgorn est accusée par les candidats EELV de la liste Cuillandre, de changer de position entre ses votes au Conseil Régional et son programme de campagne municipal à Brest, s’agissant notamment de Notre Dame des Landes.

-1 : Vote au Conseil Régional .
Comme en font foi les compte-rendus des débats au Conseil Régional du 23 et 24 juin 2011 et de la commission permanente du 7 juillet 2011, le groupe BDZ du Conseil Régional présidé par Bernadette Malgorn a voté , comme d’ailleurs Europe Ecologie, contre le rapport de Jean-Yves Le Drian proposant l’adhésion du Conseil Régional au Syndicat mixte aéroportuaire de Notre Dame des Landes et contre la participation financière de la Bretagne à ce projet. Les groupes socialiste et communiste ont voté pour. L’UDB s’est abstenue.

-2 : Sa position dans la campagne municipale à Brest est exprimée notamment dans son discours du 13 fevrier 2014 mis en ligne le 14 sur son site de campagne www.rassemblement-pour-brest.fr

« J’ai suffisamment milité, d’abord en tant que préfète de région– j’étais préfète coordinatrice du TGV Bretagne-Atlantique de 2002 à 2006 ; puis comme conseillère régionale ce qui a d’ailleurs été le grand thème de ma campagne 2009-2010 pour un TGV jusqu’au bout, jusqu’à la pointe Bretagne, pour avoir lu avec quelque surprise que je découvrais tout d’un coup le TGV. 

On parle souvent du consensus breton et on m’accuse au Conseil régional, comme maintenant ici dans la campagne électorale, de rompre le consensus breton. En quoi consistait le consensus sur le désenclavement de la Bretagne ? C’était un accord, un accord politique auquel on pouvait adhérer, entre la région Bretagne et la région des Pays de la Loire pour se soutenir mutuellement, pour faire aboutir deux grands projets ; le projet porté essentiellement par Nantes, de l’aéroport Notre-Dame des Landes, et le projet intéressant surtout la Bretagne, d’un TGV allant certes à Rennes mais allant aussi jusqu’au bout, jusqu’à Brest et Quimper. Ce consensus breton lie indissolublement les deux projets. Et il ne faudrait pas, par des subterfuges, décrocher un projet par rapport à l’autre.

Alors, je le dis très clairement, demain, élue maire de Brest, je ne laisserai pas le TGV s’arrêter à mi parcours à Rennes. Si tel était le cas, croyez-moi, et avec toute l’affection que j’ai pour la Bretagne historique, eh bien ! il faudrait que la Bretagne prenne clairement position contre Notre Dame des Landes. »

Par ailleurs, la position de Bernadette Malgorn sur la Vallée du Restic a été exprimée aux responsables des associations dès les premiers contacts de la campagne. Les candidats EELV de la liste Cuillandre, s’ils voulaient empêcher ce projet inutile et coûteux, pouvaient en faire un point de négociation du programme de la liste.