Pôle Loire-Bretagne : Cuillandre esquive le débat

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Dans un communiqué de presse, Bernadette Malgorn réagit à la prise de position de François Cuillandre en faveur de l’union des régions Bretagne et pays de la Loire :

« Le vendredi 23 mai, l’ordre du jour du Conseil communautaire de BMO prévoit l’approbation du programme de travail du pôle Loire-Bretagne et le vote d’une subvention. J’expose la position du groupe Rassemblement pour Brest en soulevant deux questions :

–          La pérennité de la coopération avec Nantes, Saint-Nazaire, Rennes et Angers face au projet d’union entre les régions Pays de Loire et Poitou-Charentes parrainé par Ségolène Royal.

–          L’efficacité de cette structure pour contrôler les études préalables au débat public sur la ligne nouvelle devant permettre l’arrivée à Brest  du vrai TGV.

François Cuillandre esquive le débat là où il aurait dû avoir lieu, c’est-à-dire dans l’enceinte du conseil communautaire rassemblant les élus de l’agglomération des diverses sensibilités. Il est pour le moins singulier qu’il commette trois jours plus tard une tribune dans la presse pour expliquer qu’il est favorable à l’union de la Bretagne avec les Pays de la Loire. Ce n’est pas notre conception de la démocratie », déclare Bernadette Malgorn, président du groupe Rassemblement pour Brest.

« Mon intervention aurait-elle réveillé François Cuillandre ? poursuit l’élue d’opposition. Après des années de léthargie, le voici qui déclare son intérêt pour le TGV.  Notre combat pour mettre Brest et Quimper à trois heures de Paris aurait-il trouvé un nouveau champion ? Est-il prêt à contester avec nous le report par le gouvernement socialiste de la réalisation de ces lignes nouvelles après 2030 ?», interroge l’élue brestoise. « Car l’économie de la pointe bretonne et donc l’emploi dans le bassin brestois dépend de la réalisation rapide de son désenclavement. »

« La réforme territoriale ne doit pas se transformer en mécano administratif ou en manœuvre politicienne. Les résultats des élections européennes ont montré de manière éclatante le sentiment d’abandon des populations dans nos quartiers comme dans les territoires ruraux. C’est à leurs attentes qu’il faut répondre en supprimant les dépenses non prioritaires pour se concentrer sur les investissements porteurs d’emploi : revendiquer désormais le TGV, c’est bien ; établir concrètement les priorités d’aménagement du territoire dans de nouveaux espaces de solidarité, cela reste à faire et toute réforme qui l’esquiverait manquerait son but », conclut l’élue brestoise.