Finances

Politique budgétaire de Brest : une vision inquiétante

207Malgré tous les discours d’autosatisfaction de la municipalité Cuillandre, les chiffres eux parlent et  les comptes ne peuvent  pas mentir. Ils reflètent la réalité implacable des choix budgétaires de la municipalité Cuillandre. Ainsi l’examen du compte administratif de la Ville de Brest pour l’année de 2013  montre  une vision inquiétante de la politique menée (le compte administratif est le document budgétaire montrant la réalité des engagements  et des réalisations d’une collectivité pour l’année écoulée)

207C’est ce qu’a mis en évidence  Bruno  SIFANTUS, conseiller municipal et communautaire, orateur du groupe Rassemblement pour Brest, lors du Conseil municipal de Brest, 20 juin 2014.

Il a rappelé notamment que même si l’essentiel ne se passe plus au niveau du budget de la Ville, les comptes administratifs confirment des tendances inquiétantes, d’autant plus inquiétantes qu’elles sont dans la même ligne que les tendances nationales.

Brest est bien aussi au cœur de la crise. On note en particulier :

1-    L’augmentation inexorable  des dépenses de fonctionnement, soutenue par le poids des effectifs dans les comptes pour plus du tiers des dépenses.

2-    Un retard qui s’amplifie dans l’exécution des programmes d’investissement. Ce retard n’a pas que des motivations techniques.  Le taux de réalisation est à peine à 50 %. C’est l’indice d’un désengagement qui montre que contrairement aux discours, vous anticipez un avenir difficile qui ne concerne pas seulement la Ville mais toute la communauté urbaine.

3-    Une pression fiscale locale, qui malgré une stabilité apparente des taux, augmente régulièrement sous l’effet notamment de la fuite en avant de la politique immobilière. La « taxe transports », elle-même, est déjà presque à son plafond, comme dans beaucoup de villes gérées par la gauche. Les tarifs des prestations publiques augmentent aussi, souvent bien au-delà de l’inflation. Ces taxes portent sur une population qui décroit tout comme ses revenus.

4-    C’est peu dire que cette politique perturbe le marché immobilier, les droits de mutation baissent de près de 10%, soulignant le caractère de plus en plus aigu de la crise, de la bulle des logements ou des bureaux inoccupés ou désespérément vides.

5-    Enfin, une politique de subventions peu lisible qui porte souvent une augmentation de fait  des personnels contrôlés par la mairie, mais hors bilan, hors du contrôle des élus.

Pour Bernadette MALGORN, présidente du Groupe Rassemblement Pour Brest, il est essentiel que Brest comme BMO donnent enfin  une vision globale de ses engagements financiers. Si elle  a également réfuté l’idée que  « les dépenses d’investissement sont toujours bonnes, et celles de fonctionnement toujours mauvaises », elle a également rappelé  qu’il « existe de très mauvaises dépenses d’investissement… »,  évoquant ainsi implicitement le projet de téléphérique.

Pour les élus du Rassemblement pour Brest, il  est urgent de mettre un frein aux dépenses et réorienter vers l’économie et l’emploi, ce qu’il reste de souplesse dans l’exécution des dépenses. Ils donc tout naturellement voté contre ce compte administratif 2013.