Même à Brest… attaque violente contre le tramway

Publié le Publié dans Cadre de vie, Interventions et communiqués

Au moment de la campagne électorale, notre liste « Avec Bernadette Malgorn, au service de tous les Brestois » avait dénoncé l’inertie de la municipalité Cuillandre face à la recrudescence de l’insécurité et formulé des propositions concrètes : vidéo-protection dans l’espace public, création d’une police municipale, obtention de zones de sécurité prioritaires. Nous rappelions qu’à Brest, dans le quartier de Pontanézen, on avait, dans les années récentes, incendié une mairie, une école, une médiathèque, des centaines de voitures. Monsieur Cuillandre s’était offusqué et niait l’évidence.

Car la réalité est malheureusement conforme à ce que nous dénoncions et nous en avons eu encore la preuve dans la nuit de samedi à dimanche. Une violente agression a été perpétrée contre le tram de Brest, entre les stations Europe et Pontanézen, au cœur du quartier réhabilité. Une quinzaine d’individus encagoulés, agissant en bande organisée, a délibérément bloqué puis attaqué « le dernier tram » de minuit et a tenté de l’incendier au moyen de cocktails Molotov. Les agresseurs ont aussi dégradé sévèrement les parois de la rame, mais la conductrice est parvenue à redémarrer dans l’urgence avant que l’irréparable n’ait lieu. Les voyous ont ajouté à leur forfait l’incendie d’un abribus voisin et de deux  véhicules.
Ce grave événement, qui fait écho aux débordements en région parisienne, ne doit pas faire oublier le nombre d’agressions verbales, voire physiques, dont sont victimes quotidiennement les personnels en charge du service des transports publics de l’agglomération. On comprend le mouvement de retrait des salariés de « Keolis » à la suite de cet acte inqualifiable. Il est temps d’apporter une réponse sérieuse à la demande de sécurité tant du personnel que des usagers.

Au-delà des initiatives qui doivent être prises par la police et la justice pour retrouver les auteurs et réprimer ces actes, il appartient à la municipalité, en lien avec les services de l’Etat, de faire enfin face à la situation pour que force reste à la loi de la République et non à celle de la bande et du territoire.

Bernadette Malgorn, présidente du groupe « Rassemblement pour Brest », réitère la demande de mise en place d’un dispositif renforcé de sécurité.

 

Ouest-France 21 juillet 2014
Ouest-France 21 juillet 2014
le Télégramme 21 juillet 2014
le Télégramme 21 juillet 2014