Le flou et l’impuissance politique de Cuillandre

Publié le Publié dans Interventions et communiqués

A la suite de la parution dans la presse  de l’interview du  maire de Brest,   le 9 octobre 2014, les élus du Rassemblement Pour Brest (*) ont  réagi  et adressé  la réaction suivante à la presse quotidienne.

« Lors de sa rentrée médiatique, le maire se livre à un exercice d’équilibrisme. Il se déclare impuissant face aux difficultés du commerce en centre-ville, incapable d’apporter des réponses concernant le multiplexe aux Capucins, prudent sur la seconde ligne de tramway remisée aux calendes grecques…, et totalement flou sur les choix que la collectivité doit opérer dans un contexte des finances publiques contraint.

Pourtant le maire persiste dans ses choix coûteux et mal adaptés à la situation locale – dont le projet du téléphérique est le symbole – en matière d’investissements, alors même que ses amis socialistes du gouvernement préparent une diminution sans précédent des concours de l’Etat aux collectivités locales de l’ordre de 11 milliards d’euros d’ici à 2017, avec une ponction de 3,7 milliards dès 2015 !

Pour nos collectivités, Ville de Brest et Brest métropole océane, ces baisses de DGF (Dotation globale de fonctionnement) pèseront lourdement sur les budgets. A ce jour la DGF représente respectivement 18,6 % des recettes pour la ville et 16,8 % des recettes de BMO. Des choix clairs doivent être faits, or M. Cuillandre n’en prend visiblement pas le chemin.

Il affirme dans le même temps ne pas vouloir recourir à l’impôt. Beaucoup de nos concitoyens sont en effet au bord de la limite acceptable. Mais il déclare dans le même temps vouloir poursuivre ses projets pharaoniques. Sur quels postes budgétaires le Maire-Président entend-t-il faire porter les économies ? Sur le fonctionnement des services ? Sur les services rendus à la population ? Sur l’entretien du patrimoine municipal et/ou communautaire ? Les écoles ? Les équipements sportifs et culturels ? La voirie ? Les Brestois ont le droit de savoir clairement.

Concernant la sécurité, qui a continué à se dégrader durant l’été, dans les transports en commun, les quartiers sensibles et le centre délaissé, M. Cuillandre semble percevoir enfin la nécessité d’un renforcement de la sécurisation du domaine public. Il n’en tire cependant aucune véritable conséquence sauf « dégager au maximum la police de ses missions subalternes ». Or comme nous l’avions dit lors de la campagne municipale, la meilleure manière de soulager la Police nationale, passe par la mise en place d’un dispositif de surveillance et d’une police municipale spécifiquement dédiée à ces tâches. Partout en France désormais les grandes agglomérations se sont dotées de ces moyens d’une efficacité reconnue pour la prévention de la délinquance de proximité quotidienne, et soutien précieux aux services de police et de sécurité. Brest a le devoir de répondre sans délai à cet impératif. »

(*) Bernadette Malgorn, Bruno Sifantus, Rémi Hevé, Marc Berthelot,  Philippine d’Avout, Jacques Baguenard, Brigitte Hû, Véronique Bourbigot, Michel Calonnec et Claudine Péron.