Pour Brest : la Grande Vitesse ferroviaire reste la priorité

Publié le Publié dans Développement économique et attractivité

TGV R 536 Blason Reims - 1

Alors que le réseau TGV en France fait débat, pour Bernadette MALGORN comme pour l’ensemble des élus municipaux et communautaires du Rassemblement Pour Brest et les élus régionaux Droite & Centre de Bretagne, la Grande Vitesse ferroviaire reste la priorité.

C’est ce que Bernadette MALGORN vient d’exprimer fortement, lors de la session du Conseil régional des 23 et 24 octobre 2014. Elle notamment déclaré à cette occasion, s’adressant au président de la région :

Malgorn  Région«  Depuis le mois de septembre se déroule en Bretagne le débat public sur le projet de création de lignes nouvelles LNOBPL (Liaisons Nouvelles Ouest Bretagne Pays-de-Loire). Officiellement si l’objectif de mettre Brest et Quimper à trois heures de Paris n’est pas remis en cause, le dossier du maître d’ouvrage présente de nombreuses ambiguïtés et contradictions.

D’abord sur les délais. Le site internet de la CNDP  (Commission Nationale du Débat Public) laisse croire à une mise en service des lignes nouvelles à l’horizon 2030. La lecture du dossier nous donne une toute autre version.

 Dans la synthèse du dossier page 6, avec un petit astérisque, et ils sont nombreux et importants dans ce document, on lit « à la suite des conclusions de la Commission mobilité 21, le projet LNOBPL a été confirmé par le Premier ministre lors de sa présentation du plan Investir pour la France le 9 juillet 2013 et programmé en seconde priorité (projets à engager après 2030) ».  La programmation est bien renvoyée après 2030 pour une mise en service entre 2040 et 2050.

Par ailleurs, le maître d’ouvrage révèle dans le rapport complet page 60 : « que le réseau ferroviaire sera plus performant, à l’horizon 2020 mais que son potentiel d’évolution n’en demeurera pas moins limité. En effet celui-ci sera au maximum de ses performances ».  Concrètement, dans cinq ans le réseau ferroviaire breton sera saturé et il faudra attendre 20 ans voire 30 ans avant que des travaux soient envisagés pour atteindre Paris en trois heures au départ de Brest et Quimper.

Ensuite, sur la nature des travaux envisagés. Le dossier du maître d’ouvrage annonce sur la période 2015/2030 « un grand plan de modernisation du réseau ». Or, on nous dit depuis 2012, à la suite de l’étude RFF/SETEC  (Réseau Ferré de France) que la modernisation du réseau ne permettra pas de nouveaux gains de temps significatifs. Quels sont ces travaux annoncés ? Alors que la phase 1+ est en voie d’achèvement, comme vous l’annoncez dans vos orientations budgétaires, quelles sont vos intentions ?

Par ailleurs, nous nous  interrogeons une nouvelle fois sur la méthode retenue pour réaliser les bilans socio-économiques du projet. Quant aux études d’accessibilité, qui au-delà des minutes gagnées, mettent en perspective le bénéfice de la grande vitesse sur l’ensemble du territoire, pourquoi ne sont-elles pas annexées au document mis en débat public ?

Nous vous demandons, comme je l’ai fait à Brest, d’obtenir la jonction de ce document au débat.

Enfin, nous apprenons de manière insidieuse, page 24 du document d’Orientations budgétaires (du Conseil régional), que vous avez versé un cahier d’acteur au débat public. Il est regrettable que vous ayez engagé notre collectivité sans consulter la représentation régionale. Le CESER ( Comité économique social et environnemental régional) a également déposé un cahier d’acteur, il est parfaitement dans son rôle. Je constate que les conclusions du cahier d’acteur du CESER et du vôtre ne sont pas concordantes. Ces différences d’appréciation sur le projet LNOBPL sont bien la preuve qu’il y a la nécessité d’un débat entre nous. En ayant escamoté ce débat au sein de notre assemblée, vous affaiblissez la position de la Bretagne. Est-ce ainsi que vous pensez construire un consensus breton ? »