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Pacte d’Avenir pour la Bretagne : une année pour rien !

DSC_3421« Il y a un an, le 2 novembre 2013, à Quimper, des Bretons de tous horizons, de toutes sensibilités et tous métiers se sont mobilisés pour montrer qu’ils refusaient la fatalité de la crise, le déclin de leur région et qu’ils voulaient défendre l’économie bretonne et l’emploi. »

Quelle réponse leur a été apportée ?

« Un Pacte dit d’Avenir avec une annonce de deux milliards à la clé, mais deux milliards virtuels ou recyclés dont nous attendons toujours des nouvelles. L’année 2014 qui s’achève aura été mauvaise, l’une des pires qu’aura connu la Bretagne en termes de défaillances d’entreprises, de progression du chômage, de stagnation de l’activité économique dans tous les secteurs : agriculture, agroalimentaire, pêche, industrie, bâtiment, commerce … »

C’est en ces termes que Bernadette MALGORN s’est exprimée  à l’ouverture de la session du conseil régional de Bretagne (23 et 24 octobre 2014), un an après des annonces sur  ce Pacte d’Avenir. Une intervention qui a mis en avant les errements et l’absence de capacité de décisions de la part  des socialistes bretons.

« Depuis deux ans, vous avez fini par reconnaître la réalité de la crise. Mais en avez-vous tiré les conséquences ? Clairement pas ! Votre réponse, à vous socialistes, c’est toujours plus d’impôts. Regardez donc nos compatriotes obligés de puiser dans leurs économies, plus de deux milliards retirés du Livet A en septembre, ou de faire la queue devant les centres des impôts pour demander un étalement des paiements.

Regardez-les ou plutôt écoutez-les.

« Re zo re ». Trop de normes, trop d’impôts ? Ce message n’était pas seulement adressé au gouvernement mais aussi à vous, à nous, élus locaux et territoriaux. Et quand vous réclamez plus d’autonomie fiscale et plus de pouvoir réglementaire (pour le conseil régional), c’est, pour vous, la possibilité d’augmenter les impôts locaux et ajouter encore plus de normes.

Si la crise est devenue pour vous réalité, vous semblez tétanisés par cette réalité, comme si elle était une fatalité que nous devions subir. L’année qui s’achève aura été une année pour rien. Une année blanche dans une période noire alors que nous aurions dû mobiliser toutes nos énergies et nos moyens pour soutenir nos entreprises et défendre nos emplois. L’économie bretonne est en crise et votre majorité est en panne. Panne d’idées nouvelles, panne d’action, même panne d’enthousiasme comme si vous étiez à bout de souffle. Ce n’est pas en restant crispé sur des vieux schémas d’une époque révolue que vous redonnerez un nouvel élan à la Bretagne. »

Pour Bernadette MALGORN il est clair que même les socialistes bretons n’y croient plus eux-mêmes, « hormis quelques 40 millions nouveaux, le Pacte d’avenir n’est que l’addition du Contrat de Plan Etat-Région (CPER) et des programmes européens. »

« Nous aussi nous sommes inquiets. Nous savons bien que les budgets sont limités : raison de plus pour avoir un débat démocratique pour déterminer nos priorités pour la Bretagne. »

 

Mobilisation pour la Bretagne : Bernadette MALGORN, à Quimper  en novembre 2013
Mobilisation pour la Bretagne : Bernadette MALGORN, à Quimper en novembre 2013