Halles Saint-Louis : une catastrophe économique et humaine

Publié le Publié dans Développement économique et attractivité
Michel Calonnec
Michel Calonnec

Après une décennie de faux espoirs et de fausses promesses, l’abandon du projet des halles St Louis, bien qu’il fût de longue date prévu et prévisible, est un élément symptomatique de la politique actuelle.

Cette politique basée sur des promesses intenables, sur des prévisions de lendemains qui chantent, sur des paris d’inversions de tendance hypothétiques doit cesser car elle n’est pas en adéquation hélas, avec la réalité économique actuelle.

Après les « plans  A » de la Compagnie de Phalsbourg et de la Ville de Brest, après l’annonce de «  plans B  » qui ne sont jamais venus, voilà donc le plan C !

C, comme Catastrophe : Catastrophe économique et humaine.

Ce projet qui devait être une nouvelle ambition pour le quartier Siam «  emblématique, connu et reconnu au-delà des frontières de la ville  » selon les propos municipaux de 2006, est devenu le symbole de l’absence de vision économique, commerciale et humaine pour l’agglomération.

Toutes les conditions semblaient pourtant réunies pour assurer le succès de cette opération : des clauses particulièrement favorables, un bâtiment bradé à 125 euros le m² et un cahier des charges permettant de laisser libre cours à tous les fantasmes dictés par la sacro-sainte rentabilité de l’investisseur.

En dehors du gâchis architectural et financier généré par ces presque dix années d’incertitudes, il ne faut pas oublier qu’à l’intérieur de ce bâtiment vivaient et vivent encore des petites entreprises et leurs salariés.

Certaines de ces PME sont restées pendant près de dix ans dans une sorte de « couloir de la mort » à l’affût de tout signe annonciateur de libération.

Aujourd’hui on leur annonce que leurs cellules commerciales seront re-décorées à la hâte car leur peine vient d’être rallongée de quelques années.

Cet état de fait mérite-t-il une indemnisation ? La question se doit d’être posée.