La Valse des tarifs à Brest

Publié le Publié dans Cadre de vie, Développement économique et attractivité

Chaque conseil de Brest métropole océane ou de la Ville de Brest  s’accompagne de sa litanie de délibérations prévoyant des hausses de tarifs : des majorations qui touchent tous les secteurs. Cette politique du toujours plus de taxes, d’impôts, de tarifs…, c’est en effet  la constante de la politique de l’équipe Cuillandre.

Marc BERTHELOTMarc BERTHELOT pour le groupe des élus du Rassemblement Pour Brest, s’est exprimé lors du conseil communautaire du 12 décembre dernier, rappelant le fossé qui se creuse entre des choix déconnectés du réel  et la capacité financière des ménages et des entreprises.

Dans un contexte budgétaire tendu, cela a été rappelé, marqué par une baisse sans précédent des dotations de l’Etat vous avez choisi de poursuivre cette politique, déconnectée du réel, que nous dénonçons régulièrement : celle de l’augmentation systématique des tarifs des services publics payés par nos concitoyens et par les entreprises.

Il est tant que cela cesse,

Car ceci devient pour beaucoup d’entre- eux inacceptable !

  • Inacceptable pour les familles,
  • Inacceptable pour les entreprises,

…toutes deux moteurs essentiels du tissu économique local.

Alors que leur situation devrait vous inciter à plus de modération dans les tarifs et à plus de prudence dans vos choix budgétaires on assiste à tout le contraire…. Qui plus est, avec un manque de rigueur – j’aurais pu dire de sérieux-, confondant.

Tantôt ces augmentations sont justifiées par une nécessité de rattrapage de l’inflation ;

Soit… !

Mais on s’aperçoit alors que – de façon incompréhensible-, cette inflation n’est manifestement pas la même pour tous !

Alors que ce taux d’inflation est de 0,80 % environ au niveau national il serait – exception brestoise oblige sans doute -, de 1,6 % à Brest et de 1% à BMO.

Est-ce sérieux !

Mais, le plus souvent, ces augmentations sont justifiées par la mécanique inéluctable, et surtout très pratique, du taux directeur.

Pratique, parce que difficilement vérifiable, il justifie tout.

Pratique, parce que lui-même à deux vitesses si je puis dire (2% pour les services à forte composante de main d’œuvre et 1,6 % pour les services à faible composante de main d’œuvre) il autorise tout.

L’augmentation des tarifs de mise à disposition de bac pour l’année 2015.

Si ces augmentations systématiques, en dépit des réalités économiques sont destinées un tant soit peu, à atténuer les baisses de dotation dont il a été question tout à l’heure,

et donc à faire supporter le désengagement de l’État sur nos concitoyens, au lieu de faire des économies par ailleurs, il faut le dire.

Manque de rigueur disais-je ! Manque de sincérité aussi.

Vous nous expliquez, pour justifier de telles augmentations, que vous n’y pouvez en somme rien, l’évolution des taux directeurs n’étant que la traduction de l’évolution normale des charges de personnel.

La réalité c’est que dans le même temps vous augmentez sans cesse la charge de personnel par un glissement de catégorie, tel que cela ressort du tableau des emplois que vous nous proposez également aujourd’hui d’approuver.

Nous refusons de vous suivre sur ce chemin.

Nous voterons contre cette délibération, ainsi que contre toutes celles qui lui sont semblables. »