La visite de Manuel Valls à Brest : une communication à sens unique

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Pour la seconde fois cette année, Manuel Valls vient à Brest.

En janvier 2014 alors ministre de l’Intérieur, il s’était invité aux vœux de la municipalité sans apporter de réponse aux problèmes grandissants d’insécurité à Brest. On avait compris qu’il s’agissait de tester sa popularité chez les militants socialistes.

Il revient ce 18 décembre, en qualité de Premier ministre faire le service après-vente du pacte dit d’avenir supposé répondre à l’inquiétude montée du tréfonds de la Bretagne et quoi s’est exprimée dans le mot d’ordre des bonnets rouges : « Ré zo ré ». « Trop c’est trop ».

On ne demande pas plus de sous. On sait que les caisses sont vides.

On demande moins d’impôts, moins de règles qui s’accumulent ou se superposent, moins de complexité et de chevauchements des compétences.

Le gouvernement de Manuel Valls fait le contraire : plus d’impôts, plus de complexité avec la pénibilité et une réforme territoriale ubuesque qui fait fi de la revendication bretonne de la réunification.

Manuel Valls ne nous a pas écoutés.

Nous demandons au gouvernement de la lisibilité sur les grands choix qui sont de son ressort t conditionnent l’avenir de Brest et de l’ouest breton.

  • Le désenclavement : la LGV. Pour mettre Brest et Quimper à 3 heures de Paris, le gouvernement doit rétablir ce projet de ligne ferroviaire à grande vitesse en première priorité c’est-à-dire dans la programmation avant 2030. Nous avons joué ici l’union pour dégager un large consensus politique. La balle est dans le camp du Premier Ministre.

–          La vocation maritime : La maintenance IPER des sous-marins Barracuda : La décision devait être annoncée par le ministre de la Défense en décembre 2013. Au moment où le dégraissage de la base de Défense s’accélère, il est temps de donner des perspectives de consolidation du site brestois de la Marine nationale. Le renforcement de l’IFREMER et le soutien du gouvernement à la filière des EMR n’ont pas connu depuis un an de concrétisation.

Le renforcement de la sécurité. Devant la montée de l’insécurité dans de nombreux quartiers de Brest, allant de l’incivilité à des actes criminels, les Brestois ont le droit à la tranquillité et la sécurité. Nous réitérons notre demande de création de zones prioritaires de sécurité.