Médiathèque des Capucins, un projet mal pensé

Publié le Publié dans Cadre de vie, Interventions et communiqués, Urbanisme et environnement

A l’occasion d’une délibération sur la future Médiathèque des Capucins en Conseil municipal du 20 juin 2014, Alain MASSON répondant aux interrogations de Claudine PERON – conseillère municipale du groupe Rassemblement pour Brest – a confirmé les intentions de la municipalité de fermer en 2016, les bibliothèques en centre-ville. Elles seraient transférés aux Capucins.

A la demande de Claudine PERON, une visite du chantier des Capucins était organisée  le 5 décembre dernier à l’intention des élus  brestois et communautaires, à laquelle participait également Brigitte HU. Une visite  d’autant plus importante qu’elle se situait  à quelques jours du Conseil municipal  et qui a permis aux élues du Rassemblement Pour Brest de constater l’état d’avancement des travaux.

Lors du conseil municipal du 19 décembre 2014, Claudine PERON, est revenue sur le projet du Plateau des Capucins et notamment sur le projet de médiathèque.   Elle a donc  rappelé que :

photo 2 (1) » La situation exceptionnelle de ce site, qui n’est ni le centre, ni le cœur de la ville mais un quartier à la topographie remarquable au sein de la ville, nous oblige à être particulièrement vigilant sur l’utilisation des espaces disponibles.

Lors d’une précédente mandature, j’avais eu l’occasion d’attirer votre attention sur la nécessité de rendre attractive et vivante la partie historique de ce plateau, particulièrement en favorisant l’implantation de structures commerciales attirantes et ouvertes sur les perspectives panoramiques à l’extrémité sud est de ce site.

Or vous avez décidé d’implanter, précisément à cet endroit stratégique doté de la meilleure vue sur la Penfield , la ville et la rade, deux structures fermées sur elles-mêmes :  la gare du téléphérique qui occuperait la partie la plus intéressante et la médiathèque qui est par définition un lieu centré sur lui-même où les usagers sont concentrés sur les œuvres littéraires, auditives ou visuelles qu’ils sont venus consulter.

Après avoir déraciné la médiathèque du centre-ville vous allez gâcher les meilleurs mètres carrés du plateau des Capucins et c’est dommageable pour les brestois.

Par ailleurs j’ai bien noté que vous avez le projet d’ouvrir cette médiathèque le dimanche.

Pourquoi pas en effet, mais au passage je ne peux que constater la dichotomie de vos positions concernant l’ouverture des établissements le dimanche. Ce qui est bien pour vous ne l’est pas forcément pour les autres et en particulier pour les commerçants du centre-ville à qui vous aviez refusé l’ouverture de seulement quelques dimanches. »

Rappelons pour mémoire que Claudine PERON,  le 20 juin 2014 avait demandé au nom des élus du Rassemblement Pour Brest  une remise à plat ce dossier afin d’y remettre du bon sens et d’assurer la préservation au réseau de lecture de proximité, devant les intentions de la municipalité Cuillandre de fermer en 2016, les bibliothèques en centre-ville pour les transférer aux Capucins.

« Pourtant, ce dispositif culturel de proximité (bibliothèque d’études – rue Traverse – et bibliothèque de lecture et de prêt – rue Neptune) est très fréquenté par les Brestois, les enfants, les groupes scolaires. Il répond à un besoin réel pour le public. Si ce projet se concrétise, le centre-ville sera alors le seul quartier à ne plus offrir à ses habitants une bibliothèque de proximité. »

Le Carré des Arts – pôle culturel essentiel pour la création, l’enseignement et la diffusion de la culture – n’est pas une priorité pour la municipalité Cuillandre. Or, par sa position dans la ville, sa facilité d’accès pour tous les Brestois, sa cohérence et sa complémentarité culturelle, il a une véritable fonction de centralité

Le projet de la municipalité Cuillandre consiste à « déshabiller » le réseau de centre-ville pour remplir des mètres carrés aux Capucins. Les motifs invoqués par la municipalité sont particulièrement fallacieux. Ce transfert serait supposé rapprocher les habitants du centre-ville des lieux de lecture !!! Conception baroque de la proximité.

Interrogée également par Claudine PERON sur l’affectation possible de locaux laissés vacants, la municipalité semble n’avoir aucune vision stratégique en la matière, s’en remettant aux seules propositions éventuelles des services municipaux. Ce manque de réflexion globale est préoccupant pour un Carré des Arts risquant de devenir de moins en moins florissant.

Une seule chose est sûre : pour les Brestois, cette opération générera des frais de fonctionnement supplémentaires.