Bernadette Malgorn inquiète pour la pointe bretonne

Publié le Publié dans Développement économique et attractivité

Lors de la session du Conseil régionale de Bretagne, Bernadette MALGORN a rappelé son inquiétude pour l’avenir de la Bretagne et singulièrement pour la pointe bretonne.

C’est ainsi qu’elle a rappelé  les trois risques majeurs  qui menacent la Bretagne  et montrant les manquements du gouvernement et les errements de la majorité socialiste à la Région.

Elle a ainsi déclaré en séance publique :

  » Nous avons pointé les trois risques qui menacent la Bretagne :

Décrochage territorial, nous continuerons à le pointer et nous y reviendrons à propos du protocole d’intention avec la SNCF : expression dégradée de notre grande ambition de mettre Brest et Quimper à 3h de Paris,

Décrochage économique, nous y reviendrons à propos de la SRDEII,

Et décrochage démographique car la croissance rennaise ne peut pas cacher ni compenser le vieillissement général et la perte de population de la pointe bretonne.

Ces risques sont déjà réalité pour nombre de Bretonnes et de Bretons. Ils ont encore dit leur souffrance lors du scrutin départemental par leurs votes protestataires ou leur abstention.

Vous ne nous avez jamais écoutés. Mais vous n’avez pas non plus voulu entendre les cris d’alarme lancés par les Bonnets rouges. Vous avez cru pouvoir étouffer la crise avec votre Pacte d’avenir. Faute d’avoir remis en cause votre politique, vous avez laissé l’économie bretonne s’enfoncer et l’année 2014 a été une année de perdue. »

Interpellant le président socialiste de la région, Bernadette MALGORN s’est montrée  pessimiste sur la volonté de l’Etat comme  de l’exécutif régional  de parvenir à un réel désenclavement ferroviaire de l’ouest breton.

En effet, pour Bernadette MALGORN,   » On peut encore en douter quand on observe que le programme « accessibilité » s’intitule désormais « mobilité multimodale » : vous passez d’une notion de désenclavement à celle de mobilité interne au territoire régional. Doit-on en conclure que, pour votre majorité, avec l’arrivée du TGV à Rennes en 2017, le désenclavement de la pointe bretonne sera achevé ? Ce ne sont pas les crédits inscrits pour effectuer des études sur LNOBPL qui nous rassureront alors même que la lecture du rapport sur le protocole d’intention avec la SNCF signe l’abandon de ce projet. Vous avez sacrifié le désenclavement de la pointe bretonne. C’est votre choix, pas le nôtre. »