Urbanisme et environnement

Brest métropole : pour une autre politique de l’habitat.

A l’occasion du récent colloque organisé sous l’égide de Brest métropole sur les « Questions d’habitat » (*) – le 10 avril dernier au Quartz-, élus et acteurs de l’habitat et de l’aménagement foncier, ont pu prendre connaissance d’une étude assez précise de la situation sur le territoire de Brest par un cabinet spécialisé.

Le constat dressé par ce cabinet indépendant conforte largement les analyses portées par le groupe des élus du Rassemblement pour Brest en révélant l’ampleur du décalage entre la réalité socio-économique de notre territoire et la politique menée par l’administration Cuillandre en matière d’habitat depuis de nombreuses années.

En effet, d’après le PLU Facteur4 (Plan local d’urbanisme), l’objectif de notre collectivité était de construire 1300 logements par an. La moyenne sur la période 2012-2014 se situe à 640 logements. Chargé de définir des pistes pour améliorer l’adéquation offre-demande ce cabinet spécialisé a clairement souligné cette double inadéquation brestoise :

– quantitative : on tente de programmer le double des besoins ;

– et qualitative, dans une mise en concurrence des programmes à des niveaux de prix inadaptés.

Cette analyse vient à l’appui de ce que les élus du Rassemblement Pour Brest réclament: un moratoire sur l’ouverture massive de nouvelles zones d’habitat. Nous devons plutôt donner la priorité à la rénovation urbaine et la lutte contre l’habitat indigne, accompagner les copropriétés fragilisées et soutenir la mixité fonctionnelle entre habitat et activités économiques.

Malgré cela, la municipalité poursuit une politique d’extension urbaine débridée alors que près de 10 000 logements sont actuellement vacants sur Brest.

Au-delà pour les élus RPB, si la Collectivité doit pouvoir garder la maîtrise d’assiettes foncières stratégiques dans l’agglomération, cela m’implique pas pour autant qu’elle engage prématurément les phases opérationnelles de réalisation. On pense notamment à l’opération des Capucins.

C’est en ce sens que Bernadette MALGORN  est intervenue au conseil de métropole du vendredi 17 avril pour préconiser une orientation de l’Etablissement Foncier de Bretagne, dont les instances et le programme sont en cours de révision, sur des portages de plus longue durée.

 

Texte transmis à la presse locale le 21/04/2015

(*) Claudine PERON, conseillère muniucipale, élue RPB participait à ce colloque