Transports ferroviaires : Les brestois veulent des actes pas des intentions

Publié le Publié dans Développement économique et attractivité

Guillaume PEPY, Président de la SNCF et de SNCF réseau, était à Brest ce vendredi 24 avril pour la signature d’un protocole d’intention « Bretagne à Grande vitesse », en présence notamment du Président de la Région Bretagne, dont le but viserait à assurer une meilleure accessibilité des territoires.

Certes la construction de la ligne à grande vitesse (LGV) entre Le Mans et Rennes permettra un gain de 30 minutes sur le seul trajet Paris-Le Mans ce qui sera bénéfique pour Rennes mais au delà  pour la pointe bretonne ?

A Brest, on attend moins d’affichage et de bonnes intentions  et plus d’actions et d’engagements concrets   !

Brest dans cette affaire ?

Comme l’a rappelé Bernadette MALGORN, présidente des élus du Rassemblement Pour Brest  le protocole d’intention signée ce 24 avril n’est pas acceptable en l’état car il ne permet pas de répondre aux besoins de la Bretagne occidentale en matière de desserte ferroviaire, ni aux enjeux du territoire  sur le plan économique.

Car le développement économique de l’ouest breton passe par un vrai TGV mettant Brest et Quimper à 3h00 de Paris et non comme le prévoit la SNCF avec la complicité des élus socialistes à 3h30 dans le meilleur des cas.

Pour Bernadette MALGORN, « le projet de mettre Brest et Quimper à trois heures de Paris était inscrit parmi les lignes  prioritaires dans le Schéma national des infrastructures de transport. A peine arrivée au pouvoir à Paris, la gauche a remis en cause ce Schéma renvoyant le projet breton dans la catégorie de ceux à réaliser après 2030 », rappelle l’élue brestoise et régionale.

Bernadette Malgorn et Guillaume Pepy au 150èeme anniversaire de la gare de Brest
Bernadette Malgorn et Guillaume Pepy au 150ème anniversaire de la gare de Brest

« Avant même que le maître d’ouvrage, SCNF réseau, n’ait fait part de ses conclusions suite au débat public sur la création de lignes nouvelles, le Conseil régional organise avec Guillaume PEPY, président de la SNCF, la signature d’un protocole d’intention qui entérine de facto l’abandon du projet de lignes nouvelles LNOBPL. Allant de renoncements en renoncements, les socialistes mènent les Bretons en bateau sur ce dossier ».

« Ce protocole ressemble à un lot de consolation. Hormis les trains ordinaires que promet-on aux Finistériens ? Des trains dits accélérés si les rames sont disponibles et un train sans arrêt qualifié de drapeau, une fois par semaine ».

L’usager ne grappillera qu’une poignée de minutes selon les trains entre Rennes et Brest (en fonction du nombre d’arrêts intermédiaires). Cette LGV qui s’arrête à Rennes ne permettra pas un vrai  désenclavement pour  Brest et Quimper.

Les travaux d’infrastructures prévus par la convention « Bretagne à grande vitesse » laisse également songeur. Même si une grande partie des fonds sont alloués à la modernisation des lignes entre Rennes-Brest et Rennes-Quimper, quid des lignes dites secondaires notamment de Brest-Quimper ?

N’avoir que des intentions ne sert à rien, il faut agir pour le désenclavement de Brest et sa région. Ce protocole néglige également des liaisons dites secondaires mais pourtant nécessaires au quotidien des Brestois et des Finistériens.

La région et la SNCF promettent plus de TER et de TGV à l’horizon 2017 ? On demande à  voir !

Car au vu du sort  réservé au TGV à Brest, tout nous laisse à craindre pour l’avenir, quant à la volonté réelle des responsables du transport ferroviaire.