Sécurité, radicalisme… Nous ne fermerons pas les yeux !

Publié le Publié dans Elections municipales de 2014

Décidément les socialistes et leurs alliés ont  un réel problème avec les questions touchant la sécurité !

Il sont bien désormais  les seuls à Brest à ne pas  voir l’ampleur du phénomène, ni les risques de radicalisation.  Pour M. CUILLANDRE  tout n’est qu’acte  » isolé et exceptionnel ». Il minimise la situation selon ce vieux principe de la méthode Coué  : ne pas en parler c’est faire comme s’il n’existe pas.

N’en déplaise à l’équipe Cuillandre, les élus du Rassemblement pour Brest eux  ne fermeront jamais les yeux,  malgré ses attaques outrancières.

Lors du Conseil municipal de Brest du 11 juin 2015, Bernadette MALGORN est à nouveau intervenue, se faisant  porte-parole des Brestoises et des Brestois  inquiets  et excédés face à une situation qui ne cesse de se dégrader  au fil des mois.

Nous reproduisons  ci-dessous,  sa déclaration :

 

Intervention de Bernadette MALGORN, Présidente des élus du Rassemblement Pour Brest

  » Monsieur le Maire,

Il y a deux mois dans cette enceinte, à l’occasion de la présentation du projet de contrat de ville, j’ai dénoncé l’impasse faite par votre majorité sur les questions de sécurité comme d’ailleurs sur les questions d’intégration ou de radicalisme.  (relire l’intervention de Bernadette MALGORN  du 2 avril 2015  : Remettre la République dans les quartiers  ICI)

Je disais en avril dernier : « Sécurité, intégration, radicalisme islamique : ces sujets sont absents de votre document. A peine y évoque-t-on la tranquillité urbaine et le plan départemental de prévention de la délinquance. On y voit aussi, de façon surprenante, la laïcité inscrite entre guillemets, alors même que l’on prétend la promouvoir, objectif que l’on ne peut que partager.

Est-ce à dire que Brest ne serait pas concernée par les questions de sécurité, d’intégration des populations immigrées et les risques de radicalisation islamique ? »

Quelle est la situation depuis ?

En deux mois loin de s’être apaisée, celle-ci s’est au contraire dégradée et nous avons connu le 15 mai dernier un phénomène exceptionnel par sa gravité même si, loin d’être un acte isolé, il s’inscrit dans une série d’événements de violence qui inquiètent à juste titre nos concitoyens.

Le 15 mai dernier, une nouvelle étape a été franchie.

Une dizaine de tirs de balles de gros calibre, en l’occurrence du 9 mm parabellum, des individus au visage masqué arrivant en voiture de grosse cylindrée pour affronter leurs opposants qui s’étaient déplacés pour leur part en puissant 4 x 4…A une heure de grande affluence sur un parking de surface commerciale, voilà la scène à laquelle ont pu assister des dizaines de Brestois. Comme s’il était normal de circuler en plein jour dans la ville de Brest avec des armes dans les voitures.

Votre adjoint de quartier a fort bien compris les tensions à l’œuvre et les dérives qui vont s’amplifiant, et lui-même en appelle, je cite à   «  une réponse à la hauteur ».

Présent sur le terrain, dans le quartier, il ne peut ignorer la récurrence des faits, leur concentration sur ce territoire, tout comme l’évolution des modes opératoires dont la nature et la violence relève désormais du grand banditisme.

NON  ! M. le Maire, le phénomène n’est hélas ni isolé ni exceptionnel.

Depuis un an, sur ce seul quartier de Pontanézen, des faits graves n’ont cessé de se produire:

  • Juillet 2014 : attaque au cocktail molotov du tram à la station Pontanézen.
  • Septembre 2014 : menace à main armée avec arme factice sur les contrôleurs du tram dans le même quartier.
  • 24 décembre 2014 : incendie criminel du Centre socio-culturel Horizons/L’escale.
  • 10 janvier 2015 : incendie du bâtiment de la Poste du quartier de l’Europe.

Ces derniers faits ont donc entraîné la fermeture de deux services publics et des millions de dégâts sont à déplorer.

  • Fait collatéral aux incendies criminels des bâtiments publics, les incendies de véhicules, une douzaine pour la période de mi-janvier à mi-février, immédiatement après les incendies criminels.
  •  Le trafic de stupéfiants est en augmentation constante sur le quartier qui en est la « plateforme » pour Brest. « Pontanézen » demeure, pour tout l’ouest, la plaque tournante majeure du trafic de stupéfiants. A ce titre on prendra en exemple en novembre 2014 les 115 kilos de cannabis et les 100 000 euros interceptés au péage de la Gravelle près de Rennes pour une livraison en « go fast » à Brest. Les complices de ce convoyage ont ensuite été arrêtés à Pontanézen.

Alors quelle réponse ?

Là où nous proposons d’agir avec pragmatisme, vous répondez toujours par idéologie.

Vous refusez d’entendre parler de police municipale ou de vidéo-protection et vous caricaturez nos positions.

Ces deux outils ne sont pas l’alpha et l’oméga de notre conception de la sécurité : ce ne sont que des moyens d’actions supplémentaires dans un dispositif plus large, allant de la prévention à la répression. Ce sont des moyens utiles et qui ont prouvé leur efficacité au service d’une politique globale de sécurité.

L’élaboration d’une telle stratégie, nécessaire à la sécurité des Brestois, pourrait être facilitée par la création d’une zone de sécurité prioritaire (ZSP). J’en avais fait la demande à la faveur de la venue de Manuel Valls à votre cérémonie de vœux 2014. Cette démarche permettrait de renforcer la police nationale en la concentrant sur ses missions prioritaires.

Le projet d’école coranique

Toujours lors du Conseil le 2 avril dernier je vous avais alerté sur un autre sujet de préoccupation, celui du projet d’école coranique de Pontanézen. Je vous rappelle mon propos : «  la population s’inquiète de voir des locaux se transformer en lieux de culte ou d’enseignement de l’islam sans savoir si l’on est dans l’exercice normal d’un culte garanti dans une république laïque ou s’il s’agit de foyers d’embrigadement dans des parcours funestes. »

Je vous ai réitéré nos questions par courrier.

J’indiquais que notre groupe « est attaché au libre exercice des cultes garanti par la loi et dans le respect de la loi » et qu’ « un projet de ce type soulève un certain nombre de questions qu’il s’agisse du respect des règles et procédures d’urbanisme, des conditions d’accueil et de sécurité du public » notamment « questions du ressort de l’autorité municipale ou métropolitaine. »

« D’autres questions plus liées à l’ordre public concernent au premier chef les autorités de l’Etat mais ne doivent pas manquer de solliciter votre vigilance » et je vous demandais de « nous communiquer l’état de ce dossier, de nous indiquer si un permis de construire a été déposé et plus globalement les initiatives prises en lien avec l’Etat sur cette situation. »

Ma lettre est restée sans réponse à ce jour.

Je vous repose les questions :

  1. Avez-vous été saisi d’une demande de permis de construire pour les locaux qui pourraient abriter une école coranique ?
  2. Quelle est l’identité et la qualité du demandeur ?
  3. Quel lien a été fait avec les autorités académiques pour garantir le respect de l’obligation scolaire ?
  4. Ne peut-on craindre une dérive sectaire qui mériterait une alerte de la MIVILUDES ?

Je n’ignore pas que la question des relations des collectivités locales avec l’exercice des cultes est délicate. Elle est aussi d’actualité puisqu’avant-hier le Sénat y consacrait un débat où le gouvernement était d’ailleurs représenté par notre compatriote Mme Lebranchu. Mais il y a des lois.

Et en cette matière, comme lorsqu’il s’agit de la sécurité de nos concitoyens, force doit rester à la loi de la République. »

 

 

 

Le Télégramme 12 juin 2015
Le Télégramme 12 juin 2015

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