A la suite des Assises du commerce qui se sont déroulés le 15 juin dernier au quartz à Brest, nous publions ci-après la réaction de Michel CALONNEC. Il réagit ici  en sa qualité de commerçant et ancien vice-président de la CCI de Brest en charge de l’urbanisme commercial.

 » En tant que commerçant, ex vice-président de la CCI de Brest en charge de l’urbanisme commercial, membre de la CDEC du Finistère, membre de la commission d’indemnisation sensée compenser les nuisances des travaux du tramway et ex président des vitrines de Brest, je ne peux que me réjouir de la tenue des assises du commerce de ce lundi 15 juin 2015.

Certes, il aurait peut-être fallu tenir ces assises quand le commerce tenait encore debout. Aujourd’hui le commerce brestois est à genoux pour célébrer ce miracle digne de Saint François d’Assise : Après des années de mépris et d’ignorance, le commerce avec ses 2200 emplois vient de renaître sur ces fonds baptismaux, évitant de toute justesse l’extrême onction.

Pendant des années, j’ai crié, à l’encontre d’une collectivité restée de tout temps sourde à mes appels, la profonde détresse des entreprises brestoises et de leurs salariés. Il ne servait à rien de crier, il suffisait d’attendre et d’utiliser le langage des signes.

Ces signes, tels des stigmates d’une profonde incompréhension, sont hélas aujourd’hui visibles de tous. Les panonceaux « à vendre » sont là, malheureusement, pour en témoigner.

Alors aujourd’hui, il nous faut nous réjouir de cette bénédiction tant espérée, le commerce brestois existe enfin aux yeux de nos dirigeants.

Alléluia diront certains !

Certes, ce ne sont pas ces quelques mesurettes de gouttes d’eau qui étancheront la soif d’entreprendre des entrepreneurs brestois mais tout au plus elles permettront de faire pousser des idées et des espérances nouvelles.

A l’issue de ces assises, parfaitement organisées, je me suis même surpris à féliciter le grand organisateur de cette grand-messe, en la personne de M Jean Luc Polard.

Je tiens à vous rassurer, je ne lui ai pas dit « Très bien  », mais « Pas mal ! ». »

Michel CALONNEC

source : Le télégramme de Brest 16/06/2015
source : Le télégramme de Brest 16/06/2015