Finances

Une gestion scandaleuse de l’argent public SEM-TCSP

Rémi Hervé
Rémi Hervé

Lors du conseil de Brest Métropole du 9 juillet 2015, Rémi HERVE, conseiller municipal et communautaire, s’est exprimé  au nom des élus du Rassemblement pour Brest sur le rapport de la Chambre Régionale des Comptes de Bretagne, relatif à la gestion de la SEM-TCSP ( Société d’économie mixte – Transports en commun en site propre), la société chargée de la réalisation du tramway brestois. Ce rapport porte sur la gestion des années 2010 et suivantes.

Comme l’a indiqué Rémi HERVE  en séance publique du Conseil : « Il y a un mot qui nous vient à l’esprit lorsque nous lisons ce Rapport de la Chambre Régionale des Comptes de Bretagne : SCANDALEUX !

Oui, les pratiques qui ont eux cours ces dernières au sein de la SEM TCSP sont scandaleuses ».

 

 » Après le rapport très sévère de la Chambre Régionale des Comptes de Bretagne sur la gestion 2010 / 2013 de Brest métropole océane (conseil communautaire du 26 juin dernier), c’est un autre rapport accablant de cette même institution indépendante,  examiné en conseil du 9 juillet 2015, qui est tombé sur la gestion de la SEM-TCSP (Société d’économie mixte chargée de la réalisation du tramway brestois).

Il convient de rappeler d’emblée que l’actionnaire majoritaire de ladite Société n’est autre que Brest Métropole qui en préside le conseil d’administration. Tout ce qui s’y est passé n’a pu donc pas se faire sans l’accord de l’équipe Cuillandre.

Pour les élus du Rassemblement pour Brest, la Chambre Régionale des Comptes confirme ce que nous dénoncions déjà. L’ampleur des  pratiques qui ont eu cours ces dernières années au sein de la SEM du TCSP est scandaleuse.

  • le poste de directeur de la société, tout d’abord qui a fait l’objet d’une rémunération excessive : jusqu’à 17 000 euros net mensuel  (en un mois ce dont beaucoup de ménages disposent en un an), payé par l’argent public et les contribuables brestois et métropolitains. Ce niveau de rémunération ne pouvait être justifié par les responsabilités associées au poste – la SEM du TCSP compte moins de 10 salariés depuis 2013.
  • des dépenses liées aux frais de déplacements et de représentation du personnel de la société, « anormalement élevés », caractérisées par l’absence de règles de plafonnement. Entre 2010 et 2013, ce sont plusieurs dizaines de milliers d’euros qui ont ainsi été engagées chaque année ! La Chambre Régionale des Comptes pointe des séjours dans des hôtels 4 étoiles (jusqu’à 394 euros la nuit), des repas servis à de bonnes tables (jusqu’à 139 euros le couvert).

Une question légitime doit donc être posée : pourquoi avoir autorisé un tel niveau de rémunération, de tels frais de représentation, de telles pratiques abusives sans jamais les recadrer ? Les dirigeants de Brest Métropole – pourtant responsables de l’argent des contribuables –  en avaient non seulement  le pouvoir mais le devoir.

L’équipe Cuillandre est moralement et politiquement responsable !  

Tout cela est indécent, alors que de plus en plus de nos concitoyens (bas salaires, familles, retraités) rencontrent des difficultés croissantes.

Le Rassemblement pour Brest exige  par conséquent des mesures pour que de telles pratiques ne puissent plus avoir cours au sein des sociétés satellites de Brest Métropole percevant de l’argent public et dans lesquelles la collectivité est actionnaire majoritaire.

De  façon générale, pour toutes les dépenses engagées par nos Collectivités, modération et sobriété doivent être les maîtres-mots ! »