Nous publions ci-après, la tribune des élus du Rassemblement pour Brest parue dans le revue municipale Sillage d’octobre 2015.

INSECURITE : une exception brestoise ?

Brest, connaît depuis des années des phénomènes de délinquance et de violences urbaines. Le maire s’obstine à n’y voir que des « actes isolés et exceptionnels ». Pourtant, ils n’ont cessé de croître en nombre et en intensité.

Les faits divers égrenant l’actualité inquiètent la population : agressions de nos concitoyens dans les rues, dans les transports ou les commerces, affaires de drogue, vols à main armée, jets de cocktails molotov contre le tramway ou  la police, incendies criminels, fusillades et règlements entre caïds. Mais ce qui exaspère les Brestois, c’est ce déni dans lequel se drape la municipalité au nom de l’image de la ville en esquivant ses propres responsabilités.

Faute de prise en main par les autorités municipales, en lien avec celles de l’Etat, c’est la loi du plus fort qui s’imposera.

NON, il n’y a pas de place à Brest pour  la loi de la bande.

Triste record  : De plus en plus de Brestois vivent cette insécurité, facteur de précarité. Le triste record national détenu par Brest,  en matière de violences gratuites, illustre de ce que nous dénonçons depuis des mois.  Les données officielles de l’Observatoire de la Délinquance et des Réponses Pénales  le montrent : Brest est devenue la ville totalisant le plus de plaintes pour 1000 habitants en 2012 (9.1 plaintes soit 1309 plaintes sur la ville).

Renoncement des socialistes : Face à ces actes délictueux, la municipalité Cuillandre reste passive et nie l’évidence au détriment de l’action. Pourtant, un maire joue un rôle essentiel dans la prévention de la délinquance, mais aussi dans la dissuasion du passage à l’acte. Il a des responsabilités éminentes en matière de sécurité en lien avec l’Etat.

 

Nos propositions : Nous exigeons une stratégie globale de sécurité dans laquelle viendront s’inscrire les mesures concrètes. Faute de l’avoir fait, l’équipe Cuillandre a concédé sous la pression un arrêté municipal sur la consommation d’alcool sans vision d’ensemble. Déjà le périmètre et les horaires sont mis en cause ainsi que la volonté de la mairie de prendre les moyens de le faire exécuter.

L’élaboration d’une telle  stratégie devrait être facilitée par la création d’une zone de sécurité prioritaire (ZSP)  par l’Etat. Ce dispositif adapté aux territoires souffrant d’insécurité et de délinquance enracinées, permet de renforcer la police nationale qui peut alors se concentrer sur ses missions prioritaires. Bernadette Malgorn  l’avait réclamé  dès janvier 2014 lors de la venue de Manuel Valls à Brest.

Assurer la sécurité des Brestois nécessite des mesures fortes.  La création d’une police municipale ou le déploiement d’une vidéo-protection, sont indispensables. Ces outils ne sont que des moyens d’actions supplémentaires dans un dispositif plus large, allant de la prévention à la répression. Ils ont prouvé leur efficacité au service d’une politique globale de sécurité. Brest est la seule ville de plus de 100.000 habitants  à refuser cette option.

Force doit rester à la loi de la République !

 

 

Vos élus du Rassemblement Pour Brest

Bernadette Malgorn, présidente

Rémi Hervé, Bruno Sifantus, Marc Berthelot, Brigitte Hû, Véronique Bourbigot,

Michel Calonnec, Claudine Péron, Laurent Guillevin, Colette Le Guen-Boucher

 

Le centre socioculturel de pontanézen ravagé par l'incendie
Le centre socioculturel de pontanézen ravagé par l’incendie

 

La poste de pontanézen
La poste de pontanézen

 

 

Lendemain de week-end à Brest
Lendemain de week-end à Brest

 

 

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