Alors que les événements du 13 novembre ont tourné les regards vers les phénomènes de radicalisation islamique, la mosquée Sunna de Brest s’est fait remarquer par les déclarations de son imam autoproclamé  dont la plus inquiétante dans le contexte du massacre du Bataclan est celle vouant aux gémonies la musique, ceux qui la pratiquent et l’écoutent.

Cette rupture  par rapport aux valeurs républicaines  inquiète la population brestoise.

Depuis des mois le groupe des élus  du  Rassemblement pour Brest  alerte  les  autorités  nationales et locales  pour y apporter des réponses  à la hauteur de la gravité de la situation.

A trois reprises, Bernadette MALGORN, présidente du groupe des élus du Rassemblement pour Brest, a interpellé publiquement le maire  en Conseil municipal, le 2 avril, le 11 juin et le 1er octobre. A chaque fois, celui-ci a botté en touche.

Plus grave alors qu’elle lui posait la question le 11 juin sur la délivrance du permis de construire pour l’extension de la mosquée, on découvrait a posteriori que celui-ci avait été  délivré le jour même.

Le caractère légal de cette décision est contestable et contesté.

Le maire ne peut se contenter d’être un simple spectateur dans sa ville, il doit assumer le rôle éminent qui est le sien en matière de sécurité en lien avec l’Etat, de préservation des valeurs  républicaines, de l’égalité homme-femme,  de prévention et de protection de la jeunesse et de ses concitoyens.

Il doit  faire preuve de  courage politique en rejetant toutes tentations de clientélisme. Il ne peut non plus se défausser de façon permanente  sur l’Etat.

La République est une et indivisible.  Ses valeurs  le sont aussi.

 

Texte transmis à la presse le 20 novembre 2015