Brest : un urbanisme peu vertueux sur le plan environnemental

Publié le Publié dans Urbanisme et environnement

Bernadette MALGORN, présidente du Rassemblement pour Brest,  est intervenue  lors du conseil de Brest métropole  sur  les modifications du Plan local d’Urbanisme (PLU- facteur 4). Un PLU qui se caractérise  par un décalage entre la réalité brestoise  et les décisions de l’équipe Cuillandre.

Une politique de l’urbanisme dont  Bernadette MALGORN a montré les  nombreuses incohérences, le caractère obsolète des références utilisées pour bâtir ce PLU, la poursuite d’ouverture de zones d’habitat à urbaniser alors que des milliers de logements sont vides sur Brest,  que la population baisse..

La politique Cuillandre  c’est celle du toujours plus …, avec un étalement urbain peu vertueux  sur le plan environnemental.

Par conséquent, les élus du rassemblement pour Brest ont donc voté contre ce PLU.

Retour sur l’intervention de Bernadette MALGORN, lors du conseil de la Métropole ( 13/12/2015)

photo 1« Venons-en au Plan local d’urbanisme (PLU-facteur 4)   sur lequel  je  souhaite  porter quelques considérations

Quatre points méritent une attention particulière :

Alors qu’en introduction, le document annonce intégrer « les réflexions et études menées sur le territoire » (de la Métropole), vous poursuivez sans désemparer votre  politique d’habitat en ouvrant huit nouveaux secteurs sur plus de 25 ha, tout en faisant référence à un PADD ( Projet d’Aménagement et de Développement Durable)  désormais obsolète sur ce thème.

  • Obsolète car il ignore le diagnostic inquiétant qui ressort des travaux de mise à jour du SCoT ( Schéma de Cohérence Territorial) dans le Pays de Brest, notamment concernant les flux de populations qui continuent, au bilan, de vider la partie la plus urbaine de la métropole d’une part non négligeable de la classe moyenne.
  • Obsolète car il néglige l’appauvrissement réel du cœur de la cité et de son commerce. Il néglige aussi le vieillissement inexorable de la population et sa diminution régulière qui s’étend petit à petit à l’ensemble du Pays de Brest. Il ignore enfin les milliers de logements vacants, le marché de l’immobilier qui stagne à un niveau très bas, bon dernier de la classe des grandes métropoles.

Vous poursuivez pourtant sur 1300 logements neufs par an alors  que vous peinez à en réaliser la moitié.

Alors qu’à  la Cop 21 on tente de trouver un accord, votre politique est fort peu vertueuse  sur le plan environnemental.

Après les attaques contre la Vallée du Restic, nous avons craint  pour la Vallée du Costour, mais M. Gurvan Moal  nous avait apporté quelques apaisements sur ce point, lors du débat  sur le village Olympique.

 

Ce qui caractérise votre action c’est le toujours plus : toujours d’étalement  urbain au détriment des zones sensibles, des terres agricoles… 

Cet étalement aura, a déjà des conséquences : les éventuels résidents de ces zones seront de plus en plus éloignés, auront recours de plus en plus à l’automobile où voudrons légitiment des lignes de transports en communs, il faudra  créer de nouveaux  espaces  de loisirs, des écoles, des collèges (en vidant ceux déjà existants) etc … Vous créerez artificiellement des besoins, pour une population qui hélas, elle n’augmente pas !  Bel exemple de vertu  environnementale !

Si la commune de Guipavas accompagne à l’occasion de cette modification un frémissement de développement économique avec la ZAC de Lavallot Nord, celui-ci a malheureusement un caractère exceptionnel favorisé par une relativement bonne desserte.

Le repli sur la seule zone portuaire de la vocation industrielle de la ZAC du port de Brest est beaucoup plus inquiétant. Rien ne rappelle, malheureusement, la nécessité impérative de garantir une cohérence entre les travaux engagés dans le polder, et la crédibilité des projets industriels et maritimes, autour des EMR en particulier. La conjoncture n’est en rien rassurante sur ce point.

Enfin, l’examen de la situation du quartier de Recouvrance montre que ce n’est pas demain que le centre de la ville traversera la Penfeld. Les faiblesses du commerce de proximité ne seront pas levées rapidement en raison des contraintes qui pèsent, sur stationnement et circulation. Le nouveau quartier des Capucins risque de se trouver isolé de fait malgré le téléphérique mis en place à grands frais. Quelles enseignes, quelles activités seront capables de le dynamiser, le PLU ne le dit pas. »