Culture, sports et loisirs

Les associations brestoises face au déficit de concertation

Les associations d’éducation populaire manifestaient leur mécontentement,  le 17 décembre dernier  lors du conseil municipal.

Elles entendaient ainsi protester contre la baisse de leurs dotations, mais aussi sur l’absence de  concertation préalable. En effet, ce n’est que quelques jours avant le vote en conseil municipal, qu’elles ont été informées (par courrier)  d’une baisse de -4 % de leurs subventions.

Souvenons-nous aussi,  qu’il y a quelques mois  c’est cette même  méthode qui  a été appliquée pour la baisse de – 13 % des dotations aux écoles de la Ville, par courrier et sans dialogue !

 Dans un contexte de flou budgétaire :

Pour Bernadette MALGORN, présidente des élus du Rassemblement pour Brest,  ce qui est en cause  c’est une méthode qui tend à se généraliser.

Des pratiques  qui consiste à mettre les partenaires de la Ville de Brest devant le fait accompli.

Ce même  mécanisme est  également utilisé à l’endroit des élus municipaux et communautaires. Ils sont appelés à se prononcer sur des délibérations incomplètes, où à  voter  des engagements financiers, alors qu’aucun débat d’orientation budgétaire (DOB) pour l’année 2016, ne s’est encore tenu.

Déjà, lors du Conseil communautaire du 11 décembre, Bernadette MALGORN avait dénoncé cette  situation inédite, puisque pour ne remonter que sur les 6 dernières années, ce DOB s’est toujours déroulé au mois de décembre.

Cela qui en dit long sur l’incapacité du maire  à faire des choix et à les présenter. Ce qui ne l’empêche pas pourtant, dans le même temps, de continuer  à  faire voter  des engagements dans le plus grand flou budgétaire.

C’est ce qui a amené les élus Rassemblement pour Brest à s’abstenir sur de tels engagements.

 

S’agissant des délibérations impactant les associations d’éducation populaire, Rémi HERVE  est intervenu pour rappeler notre position.

 » Monsieur le Maire,

Dans un contexte de finances publiques de plus en plus contraintes, l’ensemble des collectivités sont désormais à l’heure des choix.

Ceux-ci ne sont pas faciles à faire, mais, s’agissant de Brest cette responsabilité vous incombe.

Vous êtes rattrapés par l’impréparation à une situation difficile aggravée par la réduction des dotations d’Etat. Il faut effectuer des choix, certes, mais il faut que ceux-ci soient pertinents.

Vous n’avez que trop gaspillé l’argent du contribuable, les exemples sont légions. Aujourd’hui ce sont les associations d’éducation populaire qui en font les frais comme d’ailleurs la qualité du patrimoine municipal.

La cohésion sociale et la dynamique d’une ville sont dus en grande partie au travail des associations d’éducation populaire que sont les patronages laïques ; Maison pour tous et de quartiers, centres sociaux et fédération d’éducation populaire.

La baisse de subvention de 4% aura des impacts majeurs sur le fonctionnement et les activités de ces associations. Je rappelle que 400 salariés y sont employés et qu’elles comptent 25 000 usagers.

La priorisation des dépenses municipales devrait aller à la réfection des locaux (toiture, murs), au bon fonctionnement des associations d’éducation populaire et non dans le financement de projets pharaoniques.

Compte tenu des difficultés économiques et sociales que subissent nos concitoyens, est-il judicieux de diminuer les moyens des équipements de quartier qui par les services qu’ils rendent accompagnent les populations en difficulté ?

A chaque conseil une manifestation. Faut-il y voir une dérive de la gestion des dossiers par la majorité municipale ?

Il y a quelques mois, ce sont les écoles de la ville qui ont vu, du jour au lendemain, leur dotation baisser de 13%.

Vous mettez les associations d’éducation populaire au pied du mur. Vos décisions se font sans concertation préalable avec les intéressés. Des décisions qui interviennent alors même que les budgets des associations sont déjà bouclés.

La démocratie, c’est la transparence, le dialogue et surtout l’écoute de l’opinion des autres, notamment de l’opposition municipale. C’est la prise en compte de ses opinions et parfois l’amendement des projets de la majorité en fonction. »