Brest’Aim : faiblesses de gestion et perspectives inquiétantes

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Le conseil  municipal de Brest examiné, le 17 décembre dernier, le Rapport aux actionnaires de la  Société d’économie mixte Brest’Aim.

Dans son intervention, Bruno SIFANTUS, élu du Rassemblement pour Brest, a mis  en évidence, les faiblesses de gestion de cette  SEM par l’équipe  Cuillandre et des perspectives inquiétantes pour l’avenir .

Bernadette MALGORN, présidente des élus du Rassemblement pour Brest, a elle aussi  dénoncé le manque de transparence qui entoure  cette gestion et  l’absence de communication aux élus de l’ensemble des documents  financiers notamment  le détail des comptes par activité,  ni le rapport du commissaire aux comptes comme pour d’autres sociétés.

 Les élus du Rassemblement pour Brest  ont donc voté  contre ce rapport.

Intervention de Bruno SIFANTUS  du 17 décembre 2015

 » Monsieur le Maire,

Ce rapport est intéressant car il est celui du lancement d’Arena, gros investissement qui marquera la SEM pour les années à venir. Une SEM qui affirme être « reconnue pour sa gestion performante des grands équipements de la Métropole ». Dans un contexte économique sensible, dont vous soulignez vous-même qu’il est marqué par la « baisse du pouvoir d’achat des familles et les difficultés de certaines entreprises » –nous sommes heureux de vous l’entendre dire ! – contexte qui empêchera maintenant cette société « d’investir aussi fortement qu’au cours des dernières décennies » – encore un aveu inquiétant – dans un tel contexte vous vous félicitez de la fréquentation des équipements, et surtout du résultat net qui reste stable malgré les recettes très insuffisantes des deux équipements majeurs que sont le Quartz et Océanopolis.

Il nous semble important cependant de souligner comment ce résultat peut être ainsi plus ou moins artificiellement maintenu, tout comme le ratio d’endettement d’ailleurs alors que la part de la dette est passée de 60 à 65% :

  • La stabilisation du résultat net est obtenue d’une part grâce à l’augmentation de subventions qui sont déjà à un niveau élevé, plus du tiers des produits d’exploitation. Pour l’exprimer d’une autre façon, la billetterie ne représente en général et en moyenne qu’environ le quart du coût réel des prestations.
  • Le second levier a consisté d’autre part à une diminution drastique des charges d’exploitation, qui a touché principalement les effectifs d’intérimaires ou les contrats courts, à hauteur de près de -6%, mode d’action qui ne devrait pas manquer d’intéresser vos administrés et vos alliés politiques…
  • L’augmentation du capital de la société au début du projet Arena a aussi contribué à stabiliser le résultat.

Sur la forme du rapport, on peut s’étonner aussi du caractère commercial et peu transparent de ce dernier rapport. Il n’y figure plus en particulier le détail des comptes par activité, comme c’était le cas en 2013. Il n’y figure pas non plus le rapport du commissaire aux comptes comme pour d’autres sociétés.

Enfin, si vous êtes aussi satisfait de la gestion par Brest’Aim, pourquoi avoir choisi un autre statut pour la Carène ? Pourquoi avoir préféré le statut de SPIC, qui a laissé pendant cinq ans perdurer une mauvaise gestion alors que le travail effectué par les équipes semblait de très bonne qualité ? N’est-il pas temps de changer, et d’en profiter pour réhabiliter l’esthétique de l’équipement.

Pour ces raisons, nous n’approuverons pas le rapport qui nous est soumis. »