Marc BERTHELOT, élu du Rassemblement pour Brest, intervenait en décembre dernier  sur la politique éducative de la ville de Brest à l’occasion de l’examen  du Projet éducatif  du territoire brestois (PEDT) pour les années 2015/2020 par le conseil municipal.

 Lors de son intervention, il a rappelé l’attachement des  élus du Rassemblement pour Brest  à la place des familles dans le  modèle éducatif.   « La famille doit être en effet reconnue comme premier lieu de l’éducation et les parents comme premiers éducateurs de leurs enfants. »

Si, globalement ce PEDT va dans le bon sens, Marc BERTHELOT a  cependant évoqué un certain nombre de points faibles du  projet

 » Monsieur le Maire,

L’Education, anti-chambre de la liberté, doit être une priorité.

J’ai lu avec attention le document de cadrage du Projet Educatif du Territoire Brestois qui est donc soumis à l’approbation de notre conseil.

J’ai eu à diverses reprises, ici même, l’occasion d’intervenir sur ce sujet pour vous faire part de nos divergences de vue sur vos orientations et vos choix, tant au plan national que local, en matière d’éducation.

Notamment je vous avais interpellé sur la nécessité de réaffirmer le rôle premier des parents qui sont, et doivent rester, les premiers éducateurs ; de ne pas faire sans eux mais avec eux, les politiques publiques ne devant pas se substituer à eux mais intervenir en soutien à leurs côtés.

Je ne me souviens pas avoir reçu un accueil particulièrement enthousiaste de votre majorité ; en tout cas en apparence car je suis convaincu qu’individuellement nombre d’entre vous partage cette conviction.

Aussi ce n’est pas sans surprise, et je l’avoue sans satisfaction, que j’ai trouvé dans ce document à différentes reprises réaffirmé la famille comme premier lieu de l’éducation et les parents comme premiers éducateurs de leurs enfants.

Globalement cela va donc dans le bon sens !

Deux observations néanmoins

I- Notre pays, la France tout d’abord est absente de ce document.

On y parle de la République, de transmission de ses valeurs, mais il n’est aucunement expressément fait mention de la France, ni de la communauté nationale.

On ne peut que le regretter.

Il est important de faire comprendre aux enfants d’où proviennent ces valeurs qui leurs sont enseignées.

Ces valeurs, qui ne sont pas désincarnées.

Elles sont l’héritage de notre Histoire, avec ce qu’elle a de beau et de magnifique, qu’il faut savoir transmettre et ce qu’elle a de moins honorable qu’il faut savoir ne pas cacher.

Nos enfants doivent prendre conscience qu’ils vivent dans un pays et appartiennent à une nation qui ont une histoire extraordinaire.

Si vous voulez comme vous l’écrivez en préambule de votre projet éducatif « donner du sens à la devise de la République inscrite au fronton de nos écoles et de nos mairies » il faut leur dire qu’être Français, recevoir ces valeurs en héritage, nous engage, les engage et qu’il s’agit d’un motif de fierté à part entière.

Ils doivent se sentir responsable de cet héritage et doivent avoir la volonté de le perpétuer.

Cette prise de conscience d’appartenir à une même nation est le ferment de la fraternité.

N’ayons donc pas peur de l’affirmer.

II- S’agissant des acteurs de cette politique.

Si les parents, ainsi que je l’ai dit, semblent retrouver une certaine place dans votre dispositif, nous avons je pense encore beaucoup de chemin à parcourir pour que cette place soit entière, beaucoup de réflexion à mener.

Je pense notamment à la création de chantiers éducations, d’écoles de parents etc… dispositifs qui ont fait leurs preuves partout où ils ont été mis en œuvre.

Dans les orientations que vous projetez, vous demeurez encore trop peu imaginatifs, ouverts ;

Les mouvements de jeunesses sont absents de votre réflexion ;

Pourquoi se priver de ces expériences ?

Les services judiciaires sont également absents de toute collaboration (Juges pour Enfants, assistance éducative etc…) ;

Pourquoi ne pas envisager leur expertise ?

Comme je l’ai dit plus haut, globalement cela va dans le bon sens en tout cas le cadre et nous voudrions pouvoir voter cette délibération, mais vous le voulez vous ?

Car là encore vous nous placez dans une situation difficile.

Vous nous demander de voter ce Projet Educatif de Territoire alors que l’on apprend qu’il a déjà en fait été présenté, et il y a plusieurs mois, à ses différents acteurs !!!

Ceci n’est ni sérieux, ni respectueux, ni démocratique.

Mais plus encore, je ne sais si c’est par provocation ou par un sentiment d’omnipotence … mais comment est-il possible que dans une délibération soumise au vote d’une assemblée élue la référence explicite à vos promesses de campagne municipale puisse apparaître… ?

Ceci n’est pas acceptable.

Aussi Monsieur le Maire nous vous demandons solennellement de modifier par amendement cette délibération pour qu’y soit supprimé toute référence à des promesses de campagne.

Ce n’est qu’à cette condition que notre groupe émettra un vote favorable. »

 

C’est donc à  la demande de Marc BERTHELOT et de Bernadette MALGORN  que toutes références partisanes à des promesses de campagne  ont  été retirées. Le groupe des élus du Rassemblement pour Brest a donc pu voter cette délibération.