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Ligne à Grande Vitesse : le renoncement des socialistes

Le projet de Ligne à Grande Vitesse jusqu’à Brest est revenu devant les élus de Brest métropole lors de l’examen d’une délibération  présentée en conseil de la Métropole le 28 janvier  2016.

En prélude à l’ordre du jour du conseil de la Métropole,  Bernadette MALGORN, présidente du Rassemblement pour Brest, (relire article du 29/01/2016)   a déclaré :  

 » Nous avons des revendications vis-à-vis du gouvernement et du conseil régional. Elles résultent  d’une vision stratégique de l’avenir de la pointe bretonne. C’est un préalable  aux transferts de compétences.

Pour ne prendre qu’un seul exemple, sur LNOBPL (Ligne Nouvelle Ouest Bretagne Pays de Loire), la métropole brestoise peut-elle se contenter de « passer d’une logique d’infrastructure çà une logique d’aménagement et de desserte ». N’est-ce-pas sinon un enterrement de première classe de la ligne nouvelle à grande vitesse jusqu’à la pointe bretonne du moins l’engagement d’un processus de sédation profonde ? « 

Remi HervéRémi HERVE, conseiller municipal et communautaire, intervenant pour les élus du Rassemblement pour Brest, lors du débat autour de cette délibération,  a indiqué :

 » Notre groupe a participé au débat public du projet LNOBPL qui s’est déroulé en fin d’année 2014.

Nous avons éprouvé quelques inquiétudes en lisant le bilan de ce débat qui semble sous certains aspects remettre en cause l’opportunité du projet.

Bien que le maître d’ouvrage, SNCF Réseaux, déclare avoir tiré des conclusions positives de ce débat et pris une décision, nous avons le sentiment qu’en réalité ce projet est envoyé aux oubliettes. 

Comment comprendre autrement la phrase invitant à passer « d’une logique d’infrastructures à une logique d’aménagement et de desserte » passage, parait-il, acté lors du comité de pilotage du 10 juin 2015 dont nous avions demandé et demandons toujours le compte-rendu.

Rappelons que le projet LNOBPL  est d’une importance capitale pour l’économie du Finistère en général et de Brest Métropole en particulier. Il est vecteur d’attractivité, de compétitivité et de développement. Il aurait même quelque chose à voir avec l’avenir du Crédit Mutuel Arkea.

Or que nous propose-t-on aujourd’hui ? Une étape complémentaire au débat public associée à un objectif assez flou : sécuriser la procédure et consolider le projet. Lequel ?

Monsieur le Président,  notre collectivité Brest Métropole  est concernée au plus haut point par ce sujet, vous devriez prendre la tête d’un mouvement associant les collectivités de l’Ouest Breton, pour tirer le projet LNOBPL.

Les conclusions de la commission mobilité 21 doivent être contestées. Le projet LNOBPL ne peut pas être classé dans les priorités de rang 2. Il est de rang 1. Brest et Quimper doivent être accessibles depuis Paris en 3 heures avant 2030.

Nous ne pouvons accepter d’être les laissés pour compte de la grande vitesse ferroviaire !

Brest Métropole fait partie du comité de pilotage du projet LNOBPL. A ce titre notre collectivité doit donner une impulsion différente à ce projet.

Une volonté politique forte au niveau local est indispensable si nous voulons que la pointe bretonne soit de nouveau digne d’une infrastructure nouvelle.

Un exemple récent le montre : le gouvernement a décidé de réaliser les LGV Bordeaux-Toulouse et Bordeaux-Dax suite aux actions positives des élus locaux, des maires de Bordeaux et Toulouse en particulier. L’enquête publique avait pourtant rendu des conclusions défavorables !

En Bretagne et dans le Finistère les femmes et hommes politiques socialistes influents auprès du gouvernement – et même en son sein – ne manquent pas. Qu’attendent-ils donc pour défendre ce projet d’une importance majeure pour notre économie et nos emplois ?

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