Expropriée à 85 ans ? la brutalité de Brest métropole aménagement

Publié le Publié dans Interventions et communiqués, L'actualité du groupe, Urbanisme et environnement

Brest métropole aménagement (BMA) a engagé une procédure d’expropriation à l’encontre d’une Brestoise de 85 ans dans le cadre de l’extension de la ZAC du parc d’activités de l’Hermitage.

L’intéressée dont la propriété est intégrée au périmètre de la Zac Hermitage, s’est vu signifier par courrier du 5 février 2016 cette mesure d’expropriation. L’affaire fait par ailleurs, l’objet d’un recours devant le tribunal administratif de Rennes.

Ce recours n’étant pas suspensif, BMA vient d’indiquer son intention de prise de possession des lieux à compter du 1er mars 2016.

Bernadette MALGORN, présidente du Rassemblement pour Brest a donc interpelé le 11 février 2016,  le président du Brest métropole aménagement (T. FAYRET) et le président de Brest métropole (F. CUILLANDRE) sur ce sujet – BMA agit en effet pour le compte de Brest métropole -.

Pour Bernadette MALGORN et les élus du Rassemblement pour Brest, « le procédé, compte-tenu de l’âge de la propriétaire (85 ans), est d’une brutalité dont il conviendrait d’apprécier les possibles conséquences.

Cela est d’autant moins acceptable que, lors de l’enquête publique de 2013, l’assurance avait été donnée par Brest métropole aménagement que « les personnes âgées pouvaient rester dans leur logement jusqu’à la fin de leur vie ».
Les propos de la directrice générale de BMA, rapportés par la presse du 10 février 2016, montrent un changement d’attitude sur ce point.

Faut-il y voir une punition à l’endroit de Mme Quefféléan pour avoir voulu défendre ses intérêts et osé porter l’affaire devant la justice ?

En tout état de cause l’urgence de prise de possession des lieux ne se justifie nullement sur le plan économique. Il ne s’agit en l’occurrence que de procéder à une simple réserve foncière.

Les nombreux locaux inoccupés sur le périmètre Hermitage / Kergaradec permettent largement un développement économique, sans nécessité actuelle d’urbanisation commerciale du site concerné. »

Le Rassemblement pour Brest rappellent également que sur le plan environnemental, « la propriété et les alentours constituent le dernier poumon vert du secteur qui mériterait d’être préservé. »

C’est pourquoi, Bernadette MALGORN vient de demander « le réexamen de cette position en intégrant une dimension humaine qui semble avoir échappé à l’entendement des décideurs métropolitains. »

Ouest-France 10/02/2016
Ouest-France 10/02/2016