En ouverture du conseil municipal de Brest du 10 mars 2016,  Bernadette MALGORN, présidente des élus du Rassemblement pour Brest est également intervenue sur les questions de sécurité à Brest, montrant que la vision de l’équipe Cuillandre est singulièrement éloignée de la réalité quotidienne des Brestoises et des Brestois.

 

Interpellant le maire  elle a déclaré :

 » Le dernier Sillage nous le dit : La Sécurité  est l’affaire de tous. Bien !

C’est assez nouveau  dans la rhétorique municipale puisque naguère au-delà du terme « tranquillité publique » ce n’était plus votre affaire.

Mais voilà, à la lecture des 5 pages du reportage du journal de  l’équipe municipale, il subsiste le sentiment d’une approche incomplète voire édulcorée.

  • Pas un mot sur un trafic de stupéfiants qui explose. Peut-être les brestois ne viennent-ils pas ou plus vous voir, mais dans mes permanences je reçois un certain nombre de nos concitoyens excédés, bousculés, intimidés par des dealers au pied de leur immeuble. Pourtant il semblerait que vous ayez fini par voir les trafics qui se déroulent au seuil de la mairie. Et comme vous nous avez expliqué que les caméras ne pouvaient pas courir après les délinquants, vous avez fait installer un gros projecteur. Seriez-vous converti aux vertus de la dissuasion ? mais choisissez-vous le moyen le plus efficace ?
  • Pas un mot sur la montée du radicalisme dont notre ville est atteinte. C’est aussi l’affaire de tous, chacun faisant son métier : on ne demande pas à la collectivité de se substituer aux services spécialisés, mais d’assumer sa mission préventive, éducative, et de faire rayonner les valeurs républicaines parmi lesquelles il n’est pas indifférent en cette semaine du 8 mars d’évoquer l’égalité homme/femme. Et à tout le moins on pourrait souhaiter que la collectivité n’apporte pas son aide, via un autre de ses satellites, à ces prêcheurs de haine et de discrimination.

Ces points que j’évoque ont aussi leur traduction dans notre budget qui exprime les priorités de l’action municipale. Nous n’avons certes pas les mêmes. Mais vous nous devez néanmoins des explications. «