C’est bien gentil de la part du maire d’avoir condamné les agissements des fauteurs de troubles et fait part de sa solidarité vis-à-vis des victimes. Ne serait-il pas temps aussi qu’il prenne ses responsabilités en matière de prévention ?

Car si Brest est restée longtemps à l’abri des phénomènes de violences urbaines et de règlements de comptes, il faut maintenant cesser de se voiler la face : ce type d’événements ne sont plus, dans notre ville, ni exceptionnels ni des actes isolés. Après la série d’incidents graves sur Pontanézen, après les bagarres place Guérin, voici que nous assistons à des scènes de guérillas urbaines à Kérourien, quartier déjà touché par l’insécurité.

Une fois de plus, la police nationale a dû intervenir de façon réactive. Merci à elle !

Mais le meilleur moyen de lui apporter notre soutien, c’est pour la municipalité de mener une politique active de prévention : définir un plan d’action et utiliser tous les moyens que toutes les villes de plus de 100 000 habitants mobilisent comme la police municipale et la vidéo-protection.

Alors le maire ne veut pas jouer au shérif ? Soit. Mais il peut, tout simplement exercer les responsabilités que la République confie au premier magistrat d’une ville.

 

 

KEROURIEN Communiqué

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