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Non, les violences à Brest ne sont plus des phénomènes « exceptionnels et isolés ».


Intervenant à l’ouverture du conseil municipal du 5 octobre 2016, Bernadette MALGORN, présidente du Rassemblement pour Brest,  est revenue sur les événements tragiques de cet été en matière de terrorisme.

Elle a aussi rappelé la réalité et le quotidien de nombreux Brestois touchés par l’insécurité.

 

 » Monsieur le maire,

L’issue de notre dernier conseil du 30 juin 2016, nous avions émis le vœu de bel été. Les esprits se tournaient déjà vers les vacances, les fêtes maritimes.

Quelques jours plus tard, et à deux reprises, notre communauté nationale était une nouvelle fois victime du terrorisme islamique.

Notre groupe, comme il l’avait fait pour la défense de la liberté d’expression après l’attentat de Charlie Hebdo, pour la solidarité avec la communauté juive après l’attaque de l’Hyper kasher et à plusieurs reprises en mémoire des policiers assassinés parce qu’ils exerçaient ce métier au service de la population, notre groupe s’est associé à l’expression de l’émotion de la Nation :

          Nous avons marqué la minute de silence le 18 juillet à midi, à la mémoire des victimes du 14 juillet à Nice ;

          Une délégation de notre groupe à assisté à la messe organisée à Saint Louis, deux jours après l’assassinat du père Jacques Hamel, au moment même où se déroulait au stade Youri Gagarine de Saint Etienne du Rouvray une cérémonie associant autorités civiles et religieuses.

Face à la violence et à la mise en cause de l’ordre républicain, il est bon que les citoyens et leurs représentants expriment leur attachement à ce qui unit la communauté nationale.

Mais les élus ont une responsabilité supplémentaire : celle de définir, chacun à leur niveau et dans leur champ de compétence, une politique de sécurité en fonction de la situation du territoire dont ils ont la charge.

Et ici, à Brest, vous ne pouvez plus faire mine de considérer la violence et la délinquance comme des phénomènes « exceptionnels et isolés ».

Le mois de mai avait été agité, avec une série de déprédations de bâtiments publics, puis un règlement de comptes entre trafiquants de drogue, place Guérin.

Au mois de juillet, une vingtaine de voitures étaient incendiée.

Avec le mois de septembre, la violence est encore montée en puissance :

          Le 20 septembre, le centre social de Pontanézen, déjà incendié fin 2014, est attaqué à la voiture bélier. Quatre voitures partaient en fumée. Le tram était une nouvelle fois caillassé.

          Le même jour un homme était blessé par balle dans le quartier et reste à ce jour dans un état préoccupant.

          Le 24 septembre, en plein jour, à Kérourien, un coup de feu est tiré en provenance d’une arme longue.

          Le 28 septembre, c’est dans le quartier de recouvrance que deux motrices de tram ont été détériorées par des jets de projectiles. Deux bus ont aussi fait l’objet de caillassage rue Anatole France au même moment.

          Et hier après-midi encore un caillassage de véhicule de Police !

Cette multiplication de faits graves montre que la délinquance a pris une dimension nouvelle dans notre cité.

Vous ne pouvez plus vous contenter de renvoyer la balle à la police et à la justice : chacun doit assumer ses responsabilités, y compris le maire de la ville ».

 

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