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Quelle place pour le sport de haut niveau à Brest ?

Laurent Guillevin Rasemblement pour Brest

Laurent GUILLEVIN, conseiller municipal, élu du Rassemblement pour Brest, suit depuis le début de son mandat les dossiers du sport à Brest.

Au travers  de ses nombreuses rencontres et discussions avec les milieux sportifs brestois, deux questions reviennent régulièrement  : les équipements sportifs et la place du sport de haut niveau à Brest, deux  sujets  récemment évoqués par Laurent GUILLEVIN en conseil municipal.

Premier point la salle Cerdan et le basket de Haut niveau.

« A la suite de son dépôt de bilan l’Etendard de Brest s’est vu signifier  par un courrier péremptoire émanant de vos services, le déménagement express de ce club de basket  qui  durant des longues années a fait briller les couleurs de Brest  et du basket de haut niveau sur les parquets, notamment celui de la salle Cerdan.

Un procédé comminatoire et sans égards ni  état d’âme…  Dehors l’Etendard, et sans délais.

Récemment, un certain nombre d’entre nous étions présents, mais pas la municipalité invitée elle aussi,  les 2 et 3 septembre derniers  à la salle Cerdan à l’occasion du tournoi des As du Basket. Une absence remarquée mais sûrement pas fortuite  car  pour mémoire, le Brest Basket Sport, organisateur du tournoi, a perdu,  depuis 2007, du jour au lendemain 19.500€ de subventions municipale, départementale  et  régionale pour avoir refusé à l’époque de faire participer l’Etendard, jugé en deçà du niveau requis.

Sur place, nous avons pu constater  également que tout le matériel destiné à recevoir du public avait été déménagé (frigos, mobilier etc….).

La question est donc posée quel avenir  pour la Salle Cerdan ? et plus largement quel avenir pour la basket à Brest ?

Car, en effet, la salle Cerdan est le seul équipement doté d’un plancher bois homologué et  destiné à recevoir les matchs de haut niveau.

Dès lors  vous comprendrez  notre inquiétude à la fois sur le lieu et sur la volonté municipale d’accompagner la pratique du basket de haut niveau à Brest. »

 

Par largement en second point se pose  la place que vous entendez accorder  au sport de haut niveau ?

« Deux exemples récents nous laissent supposer un abandon de cette catégorie.

1-   Le club de hockey sur glace « les Albatros » s’est trouvé dans l’obligation de refuser de rester en Magnus,  faute de créneaux d’entrainement et de matchs portés à 44 au lieu de 26 les mardi-vendredi et dimanches.  Il ne s’agissait pas  d’option, mais d’obligations fédérales.

Certes  il a toujours eu confrontation entre deux pratiques des sports de glace, celle du loisir et celle de la compétition (hockey, danse sur glace).

A la logique commerciale  du gestionnaire du Rinkla, c’est à dire Brest’aim, pour la partie  loisir, lequel est peu prompt à libérer des créneaux pour l’excellence sportive, il appartient à la collectivité de définir  la politique du haut niveau, d’effectuer les choix qui en découlent, d’opérer  les aménagements nécessaires.

Vous n’avez pas tranché en faveur des Albatros  sur les créneaux du vendredi. Pour faire simple, le hockey Haut niveau n’a aucune chance à Brest.

2-   Si les sports de glace ne sont une tradition forte en Bretagne du moins le cyclisme a toujours été ancré dans  l’histoire sportive de Brest et de notre région.

Le BIC2000 a, à  plusieurs reprises, fait émerger des sportifs-pros à l’image de Valentin Madouas, récemment champion de France.

Ce jeune et talentueux sportif n’a pas eu droit aux félicitations méritées  et encouragements nécessaires de la part de notre Ville.

Le BIC2000 est un de ces clubs phares de notre ville.  Mais il est aujourd’hui  en grande difficulté pour assurer le maintien de son équipe DN1 au plus haut niveau.

Aujourd’hui,  le BIC2000 doit redescendre en DN2 ce que vous leur avez d’ailleurs conseillé, cela aura pour conséquence une baisse de l’encadrement, quatre emplois d’entraineurs sont  voués à disparaître. On le sait d’expérience baisser de niveau sur le plan sportif  est souvent durable.

Il suffit souvent  de maintenir, l’année où arrivent les difficultés et à titre transitoire,  la même aide  que l’année précédente pour permettre à un  club de se relancer. Nous y sommes vigilants.

Brest n’a-t-elle fait comme seul  choix le football et le handball de haut niveau ?

Si c’est le cas  vous devez le dire clairement.

Y-a-t-il de la place pour d’autres disciplines ? »