La Chambre régionale de comptes de Bretagne a notifié le rapport d’observations définitives sur les comptes et la gestion de Brest’aim pour les exercices 2011 et suivants.

Bruno SIFANTUS est intervenu en conseil de la Métropole du 18 décembre 2016, pour exprimer la position du Rassemblement pour Brest sur cette gestion.

« Au risque de se répéter et après l’avoir dit à la ville, ou lors des débats sur l’activité 2015 de la SEM, il est encourageant de voir la Chambre mettre l’accent dans son rapport sur ce que nous considérons comme des anomalies, notamment l’utilisation des subventions d’exploitation. Au-delà de leur niveau élevé, de l’ordre du tiers du résultat d’exploitation en 2014 et 2015, c’est l’absence de justification des montants et de leurs variations qui est mise en cause, tout comme la déliquescence de la notion de redevance entre la SEM et ses donneurs d’ordres publics. Comme nous l’avons alors souligné, et plus que l’insécurité juridique – dont vous avez déjà dit que vous en acceptiez le risque – c’est le fait que les résultats de la société n’aient pas grande signification dans ce contexte qui est le plus ennuyeux.

Derrière les divergences d’interprétation des statuts de cette société d’économie mixte, c’est la vision politique de sa gouvernance qui est au cœur du débat. Et cette question est essentielle car elle se pose pour l’ensemble des satellites de la ville et de la métropole.

Vous revendiquez sans ambiguïté la primauté de l’orientation stratégique portée par les élus majoritaires sur la relation contractuelle et les délégations de service publique. Vous voulez un contrôle étroit de la SEM et des autres satellites, mais tout en bénéficiant du statut privé, surtout pour espérer se développer au-delà du territoire de la métropole ; le beurre du service publique et l’argent du beurre du privé en quelque sorte.

La réalité, c’est que Brest’aim, comme d’autres entreprises publiques locales, protégée de toute pression par son monopole de fait, se trouve désormais dans « un cadre concurrentiel apaisé » comme le dit avec une pointe d’humour la Chambre des Comptes. Dans ce contexte, et avec ces niveaux élevés de subventions d’exploitation, il semble en effet bien difficile de juger de la réelle efficience économique de la stratégie de Brest’aim. »