Eau du Ponant : le regard critique de Bruno SIFANTUS

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Le Rapport aux actionnaires de la Société Publique Locale (SPL) Eau du Ponant était  présenté le 16 décembre dernier en Conseil de Brest Métropole.

FOTO LBS MétropolePour Bruno SIFANTUS, conseiller municipal et communautaire, élu Rassemblement pour Brest, « la jeune société publique locale Eau du Ponant a une position particulière parmi les satellites, notamment en raison de sa dimension technique. Cette quasi régie est en charge d’une ressource de base, ressource qui comme le gaz et l’électricité est vitale pour les populations et l’économie. Mais c’est une ressource qui est elle exclusivement locale ! Vouloir en contrôler étroitement la gestion peut alors se comprendre. Mais sur un territoire aussi large que la pointe bretonne, il est risqué, très risqué de ne pas vouloir y voir un marché commercial, ce qu’il est de fait.

C’est d’autant plus risqué que la société Eau du Ponant se trouve confrontée aux conséquences des lois votées pendant la législature, lois Brot, ALUR, ou encore loi NOTRe. Ces lois introduisent de nouvelles contraintes au moment où la SPL espère atteindre une certaine maturité, de nouvelles contraintes qui font peser de nouveaux risques sur son développement. Deux exemples :

  • On peut observer d’abord une dynamique inquiétante des impayés maintenant que les coupures d’eau aux ménages deviennent pratiquement impossibles. C’est un point qu’il faut désormais surveiller avec attention dans le contexte de stagnation de l’économie locale, tant rurale qu’urbaine.
  • Mais surtout, on observe un net ralentissement des adhésions en raison du besoin de réflexion au sein des communautés de communes sur leur politique respective de gestion de cette précieuse ressource.

Eau du Ponant a besoin pourtant de se développer, ne serait-ce que pour être en mesure de maîtriser les conséquences de l’importante dette que la métropole lui a transféré, portant le niveau de la dette à plus de  80 M€, dont une large proportion garantie… La société a aussi besoin de mobiliser suffisamment de budget pour l’entretien des réseaux et des infrastructures.

Au-delà de la société elle-même, ce sont les objectifs de « solidarité » intercommunales de votre politique qui sont ainsi contrariés. Cela montre déjà leurs limites et leur fragilité. Eau du Ponant est un élément majeur de cette « maison commune (*) » qui peine à s’identifier, et qui soutient votre démarche avant tout politique. Notre position sera donc aussi politique : nous n’approuvons pas la ligne tracée par ce rapport ! »

 

 

Relire également les articles :

(*) sur la « maison commune »,  l’article du 17/12/2016  : « Transferts de compétences, Maison commune … :  où est la place de l’élu ? »

sur la SPL Eau du Ponant : l’article du 28/12/2015 : « Eau du Ponant : des perspectives inquiétantes »