On devrait pouvoir parler Sécurité sans polémiquer !

Publié le Publié dans Bernadette Malgorn, Education, L'actualité du groupe, Véronique Bourbigot

On devrait pouvoir parler Sécurité sans polémiquer. C’est la position des élus du Rassemblement pour Brest.

Véronique BOURBIGOT qui agit depuis 2014, en lien avec  Bernadette MALGORN, sur  les questions liées à l’éducation, à l’enfance et bien entendu à la sécurité des enfants dans nos écoles et aux abords des établissements scolaires (publics et privés), est intervenue en conseil municipal de Brest le 19 janvier 2017. Nous publions ci-après son intervention.

Nous restons particulièrement vigilants sur les dispositifs de sécurisation des établissements scolaires brestois et  sur les mesures annoncées par la municipalité.

Nous restons en contact avec le Collectif et sommes à sa disposition.

 

« Monsieur le Maire,

Suite au décès du jeune Lolésio  le 16 décembre dernier, Mme THEPAUT, sa maman, malgré sa douleur, celle de sa famille et de ses amis a souhaité la création d’un Collectif afin que ce drame participe à la prise de conscience des manques qui existent à la fois  sur la voie publique comme sur le périmètre d’accès de certains  établissements scolaires brestois.

Nous avons reçu ce Collectif à sa demande  le 6 janvier dernier. A l’issue de cette rencontre, et en accord avec lui, nous vous avons adressé un courrier mesuré pour vous demander  ce que nous ne cessons de faire depuis 2014 un audit complet des dispositifs de sécurisation des établissements scolaires brestois, publics et privés  de la maternelle au secondaire.

Votre adjoint de quartier  a également reçu le Collectif, vous l’avez fait  ce  mardi 17 janvier. Vous attendiez,  semble-t-il, des résultats d’enquêtes en cours là où il aurait fallu selon nous répondre immédiatement par un geste d’humanité  et de compassion, au plus haut niveau.

Mais vous avez finalement reçu personnellement, la famille et les parents d’élèves. C’est ce qui importe.

A notre courrier mesuré (lire ICI),  vous venez de répondre par une missive  toute en nuance et là où nous nous étions placés sur le terrain du  principe de précaution, vous avez choisi l’outrance en parlant de « dégout »  et de « perversité ». Une fois  encore,  nous sommes, par vous,  taxés d’extrémisme. Nous en avons l’habitude, c’est désormais monnaie courante   lorsque nous évoquons des sujets  qui vous dérangent.

Nous nous inscrivons formellement en faux contre toute insinuation de votre part d’une éventuelle tentative de récupération partisan

Il y aurait récupération si cette préoccupation de la sécurité des enfants était venue en seule concomitance avec ce tragique événement.

Or, sans attendre les recommandations nationales dans le plan Vigipirate, cela fait maintenant  3 ans  que nous vous alertons régulièrement par courriers (les 29 juillet 2014, 3 juin 2015 et 30 août 2016) par intervention dans cette enceinte du Conseil municipal   en mars 2016, sur les insuffisances qui nous remontent des équipes enseignantes ou des parents d’élèves.

       Je l’ai fait  en juillet  2014,  dès que des parents d’élèves m’ont alertée sur des tentatives d’intrusions ou de comportement de nature à porter atteinte à l’intégrité physique et morale de jeunes enfants sur le site de l’école Algésiras ;

        Je l’ai fait  le 16 mars 2015 après qu’une  jeune fille scolarisée à Ste Anne  ait été percutée  sur le passage protégé  rue Lamotte-Picquet ;

       Je l’ai fait le 1er octobre 2015 à la demande de riverains de la rue Mozart sur le renforcement de la sécurité routière  aux abords de l’école Louise Michel et du Lycée Amiral Ronarc’h ;

       Je l’ai  fait encore le 30 août 2016  sur la sécurité routière rues Cauchy et Vespucci  à la sortie du groupe scolaire de Kerbonne.

Chacun le constatera, notre préoccupation est ancienne et récurrente.

Alors où est la prétendue  récupération ?

Notre groupe recommande la mise en place d’une « commission de sécurité des écoles ».

Il n’est pas trop tard pour agir ensemble et dans le consensus. C’est pourquoi je vous réclame à nouveau la constitution de ce groupe de travail autour de vos adjoints à l’éducation et à la tranquillité urbaine, d’élus de chaque groupe municipal,  des services municipaux et des services de l’Etat compétents.

Après ce drame, vous ne pouvez plus ignorer notre demande.

Je vous remercie. »