Pour préserver les exploitations agricoles, limitons l’étalement de Brest

Publié le Publié dans Interventions et communiqués, Laurent Guillevin, Rémi Hervé, Urbanisme et environnement

Pour Rémi HERVE et Laurent GUILLEVIN, élus Rassemblement pour Brest : « A l’heure où les premiers pavillons de la Z.A.C. de la Fontaine Margot commencent à sortir de terre, la ferme Traon Bihan envisage son avenir avec inquiétude. Son activité dépend de l’exploitation de terres agricoles situées dans le périmètre de la Z.A.C. Ces terres étant vouées à l’urbanisation, la ferme est menacée. Nous le déplorons. »

C’est en ces termes qu’ils viennent de réagir par voie de presse au projet de la Métropole sur ce secteur de la ville de Brest.

Ils ajoutent : « Dans ce contexte, il n’est pas inutile de rappeler l’importance de l’agriculture et de l’élevage. Les agriculteurs et éleveurs nous nourrissent. Nous leur devons notre indépendance alimentaire, un des moyens de la souveraineté nationale. Ils entretiennent le patrimoine rural, nos paysages. Ils sont des acteurs essentiels de l’économie. Leur activité doit donc être protégée et encouragée, quel que soit le mode de production utilisé : conventionnel, raisonné, bio.

L’étalement urbain contraint aujourd’hui les terres agricoles et peut mettre en péril l’activité des exploitations. Il doit nécessairement être limité. Dans la métropole Brestoise, la politique conduite en matière d’urbanisme et d’habitat vise le rétablissement de l’équilibre démographique avec le reste du pays de Brest par un maintien voire une augmentation de la population. Si nous approuvons cette orientation, l’objectif de production de logements neufs qui lui est associé, fixé à 1300 logements  par an, nous semblent surestimé. Le diagnostic sur lequel se fonde cet objectif date d’une dizaine d’années. Il est aujourd’hui dépassé.

Le phénomène de desserrement des ménages, mis en avant systématiquement pour justifier le haut niveau de production de logements neufs, ralentit notamment de façon significative. Les documents provisoires issus des travaux de révision du Schéma de Cohérence Territoriale du pays de Brest (SCoT) mentionnent explicitement cette évolution. Dans ces mêmes documents, les orientations en matière de logements neufs préconisent une production à un niveau « modéré » et non plus « élevé » comme le prévoit le SCoT actuellement en vigueur. Ces nouvelles données doivent être prises en compte dès maintenant pour infléchir la politique d’urbanisme et d’habitat de la métropole.

Au regard de ces éléments, le foncier mobilisé pour les Z.A.C. créées sur le territoire de Brest métropole nous paraît aujourd’hui trop important. Nous demandons une réévaluation des besoins.  L’étendue de certaines zones doit pouvoir être réduite. Dans ce cadre, la révision du périmètre de la Z.A.C. de la Fontaine Margot en vue de la préservation des terres agricoles utiles à la ferme Traon Bihan doit être un objectif prioritaire.

Rappelons par ailleurs que la métropole Brestoise compte près de 2500 logements vacants (vacants depuis plus de 2 ans). Cette situation nous rappelle la nécessité de conduire une politique volontariste de rénovation urbaine comme alternative à l’étalement de la ville. Des programmes sont en cours dans plusieurs quartiers de Brest. Ils doivent être renforcés. Le Plan Local d’Urbanisme (PLU) de Brest Métropole prévoit que 50% des logements neufs soient réalisés en rénovation ou renouvellement urbain. Nous devons être plus ambitieux. Nous proposons de porter ce taux à 75%. »

Presse 25 janvier 2017 Ferme Traon Bihan Fontaine Margot réaction LR Rémi Hervé et Laurent Guillevin

FOTO Traon Bihan