Lors du conseil de Brest Métropole le 3 février dernier le collectif des trois associations saint-marcoises (SaveStangAlar, Cap sur Mestriden et Costour Poumon Vert en Finistère)  sont intervenues pour alerter les élus sur l’impact des projets d’urbanisation  sur le secteur  après la délivrance des permis de construire par Brest Métropole.

mb-24Marc BERTHELOT est intervenu à cette occasion pour rappeler la position du Rassemblement pour Brest en interpellant à son tour le président de Brest Métropole.

 « Vous connaissez notre position.

A l’étalement « urbain » en général, nous préférons l’urbanisation dans la « plaque urbaine » … mais encore faut-il le faire de manière  concertée, réfléchie et conforme à la préservation du bien commun.

 Notre métropole est riche de 70% d’espaces naturels et agricoles (source Brest Métropole)… c’est une richesse en effet qu’il faut préserver.. 70 % ! mais combien de ces % d’espaces naturels sont situés en centre-ville ? Fort peu.

Il est donné ici à notre réflexion trois projets immobiliers : un au Stangalar dont nous avons déjà parlé ici même lors d’un précédent conseil et deux au Dour Braz.

Or, ces trois projets , impactent précisément des espaces naturels situés en cœur de ville… ils doivent de ce fait faire l’objet d’une attention toute particulière.

Nous ne pouvons donc que faire écho aux interrogations et aux inquiétudes des associations et riverains concernés qui nous interpellent sur le degré d’attention véritablement porté par la collectivité à ces projets.

Ces interrogations, ces inquiétudes m’apparaissent tout à fait légitimes.

J’en retiendrai deux :

 1)        La qualité environnementale, la préservation des zones humides, des milieux naturels et de la biodiversité :

Je l’ai rappelé que ces projets se situent tous les trois dans des zones particulièrement sensibles qui ont en outre cette particularité d’être en ville. Pas d’étude d’impact nous dit-on du côté des associations… Conformité au code de l’urbanisme et au PLU de l’autre… sous entendu on ne peut rien!

Cela est surprenant en effet. Les règles du code de l’urbanisme permettent d’agir sur les projets privés, c’est d’ailleurs leur essence même, la préservation de la biodiversité et des milieux naturels est un axe fort, affiché en tout cas par la collectivité.

Je vous renvoie au site officiel de la métropole qui est sans équivoque sur ce point. On comprend donc mal en effet la position de la collectivité.

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2) Les conditions de circulation, de densité de population et de desserte.

Là encore les associant de riverains posent de bonnes questions !

Des projets de cette ampleur densifient la population, ce n’est pas en soir critiquable, mais quels sont les impacts en terme de déplacement des populations, notamment dans ce quartier du Guelmeur qui connaît déjà des conditions de circulation qui sont loin d’être aisées, surtout à cet endroit (rue étroite, sans trottoirs etc.)…. Vous y ajouter une desserte par le réseau de transport en commun largement insuffisante depuis la réorganisation post-tramway…, sans qu’aucune amélioration ne soit en vue en dépit des plaintes récurrentes des usagers.

Il y a là en germe de nombreuses difficultés qui doivent être entendues par la collectivité et pour lesquelles des solutions doivent être proposées aux riverains et aux associations et des réponses apportées. Il ne s’agit pas de rejeter tel ou tel projet pour le plaisir de rejeter, mais de savoir., quand cela se justifie, l’adapter et le rendre compatible, en concertation avec le promoteur et les riverains, avec la réalité du terrain et de son environnement ; Bref de savoir poser un regard plus fin que celui d’une seule lecture littérale du PLU.  

 Ce n’est manifestement pas ce qui a été fait.

Alors Monsieur le président, nous ne pouvons que vous inviter à reprendre ces dossiers, à regarder avec tous les acteurs les améliorations qui peuvent y être apportées… »

Foto Save Stangalar 2

Foto Save Stangalar

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