Grève à Bibus, l’équipe Cuillandre fuit ses responsabilités

Publié le Publié dans Bernadette Malgorn, Interventions et communiqués, Prises de position, Rémi Hervé, Transports et accessibilité

« Voilà trois  mois que la grève a démarré à Bibus. Une grève en mode aléatoire avec des débrayages intempestifs de moins d’une heure pouvant survenir sur toutes les lignes et à tous moments de la journée. Des perturbations de fait imprévisibles conduisant à l’absence d’information des usagers qui se retrouvent dans bien des cas pris au dépourvu. »

Pour Rémi HERVE et les élus du Rassemblement pour Brest, « cette grève a des conséquences pour celles et ceux qui comptent sur le service public de transport en commun pour leurs déplacements  quotidiens. Par exemple, des parents qui doivent s’organiser dans l’urgence pour conduire leurs enfants à l’école ou des salariés, n’ayant pas d’autres choix que d’emprunter les transports publics, qui arrivent en retard sur leur lieu de travail.

Les usagers sont compréhensifs de la situation et respectueux du droit de grève. Nous le sommes également. Mais l’agacement voire l’exaspération commence à monter.

Un constat doit être fait : la continuité et la qualité du service public ne sont plus assurées.

Brest Métropole a délégué le service public de transport en commun à Bibus. Quelques que soient les termes du contrat de délégation qui lie la collectivité et l’entreprise, Brest Métropole reste en dernier ressort responsable de ce service public. Vous devez donc agir.

Il ne s’agit pas, comme on a pu l’entendre, de s’immiscer dans les négociations que mènent salariés et direction de l’entreprise privée Bibus. Mais l’exécutif de Brest Métropole doit obtenir un certain nombre de garanties de la part de son délégataire.

La garantie que le dialogue est réel et suivi entre salariés et direction de l’entreprise. La garantie que les deux parties ont la volonté de trouver une solution pour sortir rapidement du conflit.

En cas de statu quo, les perturbations pourraient encore durer longtemps. Un préavis de grève courant jusqu’au mois de juin  a été annoncé ! »

Interpellant, le président de Brest Métropole, Rémi HERVE lui a rappelé :   » vous avez reçu voici quelques semaines les dirigeants du groupe Keolis pour évoquer selon la presse, outre les déboires de votre téléphérique, la grève à Bibus. Cette rencontre semble avoir été sans effet majeur sur le conflit.

Le temps est venu de taper du poing sur la table. Le groupe Keolis, maison mère de Bibus, doit s’impliquer pleinement dans la résolution du conflit qui perturbe le fonctionnement de sa filiale. Keolis doit s’engager sur une date de sortie de crise et mettre en œuvre les moyens nécessaires pour tenir cet engagement. »