Attractivité de la pointe bretonne : préparer 2050 avec un vrai TGV

Publié le Publié dans Bernadette Malgorn, Développement économique et attractivité, Economie, Prises de position, Transports et accessibilité

A la veille de l’inauguration de la LGV Le Mans-Rennes, Bernadette MALGORN, présidente des élus du Rassemblement pour Brest,  a évoqué le désenclavement de notre pointe bretonne, condition de son attractivité.

D’après les prévisions démographiques de l’Insee à l’horizon 2050, la Bretagne gagnerait d’ici 2050 près d’un million d’habitants. Mais des retraités plus que des actifs. Et le Finistère reste en retrait.

« Ces nouvelles projections de population ne permettent pas de remettre en cause le diagnostic que je fais depuis plusieurs années, celui d’un triple décrochage territorial, économique et démographique. »

« Le consensus breton forgé en 2013 a volé en éclat : dès demain Rennes sera à 1h30 de Paris, Brest le sera encore à 3h42, temps moyen des TGV annoncé par la SNCF. Certes, toute minute gagnée est bonne à prendre. Mais le compte n’y est pas : nous n’avons pas franchi la barrière fatidique des 3 heures qui redonne de l’attractivité à une métropole en permettant des allers-retours dans la journée, en faisant pression sur les tarifs aériens, en élargissant la zone de chalandise vers le reste de l’Europe. En outre nous subissons les hausses de tarif et ne bénéficions pas de la 4G comme sur le trajet Rennes-Paris ! »

Bernadette MALGORN  et le groupe des élus de Rassemblement pour Brest, qu’elle préside,  demandent au nouveau gouvernement « la remise en chantier de ce dossier  » avec l’objectif de mettre Brest à moins de trois heures de Paris.  Car cela doit rester un objectif national et pas seulement une affaire interne à la Bretagne. Nous pouvons nous appuyer sur Investir en Finistère qui a fait un travail remarquable sur ces sujets. »

Mais Bernadette MALGORN s’adresse aussi directement au président de Brest métropole :

« Mais vous devez aussi, M. le président, montrer que la volonté locale est forte et l’inscrire dans les documents qui traduisent notre vision de l’aménagement de notre territoire. A cet égard, la présentation du diaporama que vous nous avez faite en commission plénière sur le SCOT est quelque peu inquiétante. A ce stade, rien n’est prévu pour l’arrivée de la LGV. Même si la LGV, décidée en 2003, ne peut plus aujourd’hui être mise en chantier, pour ce qui nous concerne, avant une dizaine d’années, cette période est couverte par le SCOT dont la préparation s’achève. Je vous ai demandé communication du dossier détaillé et espère pouvoir en prendre connaissance rapidement.

Sans attendre, nous devons relancer une initiative à l’égard du nouveau gouvernement pour une desserte ferroviaire Brest-Paris en moins de trois heures et inscrire dans le futur SCOT dont la préparation s’achève les réservations pour les aménagements qui l’accompagneront nécessairement. »

M. Cuillandre a répondu qu’il profiterait des cérémonies d’inauguration de la LGV pour relancer les démarches avec ses collègues et de Quimper. Au niveau régional, il demande au Conseil régional de modifier le SRADDET (nouveau schéma régional d’aménagement du territoire) pour y inscrire cet objectif.

A nous, les premiers concernés, de l’inscrire aussi dans notre schéma d’aménagement, dans le SCOT.
Sur ce dernier point, pas de réponse.

Au lendemain de l’arrivée de la LGV à Rennes , inaugurée par le président de la République, si chaque minute gagnée sur le trajet constitue une avancée, ce dont il faut se réjouir, pour Bernadette MALGORN, le compte n’y est pas.

Globalement  le temps de transport moyen annoncé par la SNCF reste pour Brest et Quimper plus près de 4h00 de trajet que de 3h00.  Pour l’avenir les inquiétudes sont fortes  sur la volonté réelle  de mettre Brest à 3h00 de Paris. Les propos du président de la République  annonçant la « fin des grands chantiers » ne constituent-ils pas l’enterrement de 1ere classe  d’une véritable LGV  jusqu’à la pointe bretonne ?

Alors plus que jamais, le combat  doit continuer. C’est aux Bretons de le mener. C’est aux Brestois, aux Quimpérois, aux Finistériens de le susciter !