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Bernadette MALGORN défend l’animation et l’attractivité commerciale de Brest

 

C’est à l’occasion du conseil municipal de Brest du 7 décembre 2017 que Bernadette MALGORN a réaffirmé, à quelques jours des fêtes de fin d’année,  sa vision et celle des élus Rassemblement pour Brest en matière d’animation et d’attractivité commerciale de Brest et notamment de son cœur de ville.

Pour Bernadette MALGORN, présidente du Rassemblement pour Brest, la vitalité du commerce est étroitement liée à l’accessibilité et au stationnement en centre-ville, et l’attractivité et l’animation de notre ville ne peuvent se résumer à des événements  qui reviennent tous les deux ou quatre ans (fêtes nautiques).

Il faut pour Bernadette MALGORN, favoriser une approche équilibrée du développement commercial sur le bassin de chalandise et notamment sur l’hyper centre et sur un axe commercial allant de Recouvrance au Haut-de-Jaurès, où nombreux sont les espaces commerciaux à revitaliser. C’est la position que le Rassemblement pour Brest a  toujours défendu.

Elle est revenue également  sur les perspectives d’animation de 2018 et les menaces qui planent autour de la pérennité de deux opérations essentielles à l’animation  et au  commerce local : la foire Saint-Michel  et le marché de Noël.

L’équipe Cuillandre envisage  en effet leur suppression.

 

Intervention de Bernadette MALGORN , au conseil municipal de Brest du 7 décembre 2017 

« Monsieur le Maire, chers collègues,

A quelques jours de Noël et du premier de l’an, notre groupe a proposé des mesures temporaires de nature à rassurer nos concitoyens et visiteurs et de leur permettre de déambuler en famille, dans nos rues et sur nos places du cœur de ville, dans la quiétude. Dispositif temporaire pour pallier l’absence de dispositifs de sécurité permanents tels que nous les préconisons : vidéo et police municipale qui élèveraient durablement le niveau de tranquillité publique.

Mais je souhaite surtout aborder ce soir l’animation et l’attractivité commerciale de notre ville. Elles font, elles aussi, pleinement partie de ces fêtes même si cette attractivité nous préoccupe toute l’année. D’ailleurs, nous examinerons dans quelques minutes une délibération dérogatoire sur les ouvertures des commerces le dimanche.

La vitalité du commerce est étroitement liée à l’accessibilité et au stationnement tout particulièrement en centre-ville. Si l’on n’apporte pas de bonnes réponses à ces questions, les efforts d’animation risquent de voir leurs effets limités.

Nous avons exprimé clairement notre position, il y a quelques semaines encore, lors du débat  sur la décentralisation et les nouvelles règles applicables au stationnement payant sur voirie qui entreront en application le 1er janvier 2018. Le changement du parc d’horodateurs aurait dû être l’occasion de remettre totalement à plat, avec le délégataire, les tarifs des zones payantes, d’envisager des périodes de gratuité en journée pour y faire des achats et pas seulement celle du samedi matin.

Vous avez fait, monsieur le maire, il y a quelques jours au Salon nautique à Paris, la promotion des fêtes maritimes et de la course des Ultims. Nous avons soutenu ces manifestations tout en émettant des réserves sur les dispositifs juridiques et financiers qui les portent. Mais l’attractivité et l’animation de notre ville ne peuvent se résumer à des événements qui reviennent tous les deux ou quatre ans.

Certes, partout le commerce est bousculé par la montée de la concurrence en ligne et les interrogations sur l’avenir des très grandes surfaces qui peuvent conduire à des surenchères.

Raison de plus pour que notre collectivité favorise une approche équilibrée du développement commercial sur le bassin de chalandise et notamment sur l’hyper centre et sur un axe commercial allant de Recouvrance au Haut-de-Jaurès, où nombreux sont les espaces commerciaux à revitaliser. C’est la position que nous avons toujours défendu.

Alors deux échos de presse font planer une menace sur les perspectives d’animation de 2018. Votre conférence de presse de rentrée remettant en cause la pérennité de la Foire Saint-Michel, et la présentation du marché de Noël par votre adjoint à l’animation, laissant entendre que ce pouvait être le dernier, place de la Liberté.

Nous comprenons que les grands rassemblements populaires répondent à des impératifs de sécurité, aujourd’hui renforcés. La sécurité de nos concitoyens passe avant toute autre considération. Et je n’ignore pas les responsabilités respectives du Maire et du Préfet, en la matière.

Sur la Foire Saint-Michel tout d’abord :

De nombreux Brestois et visiteurs nous ont fait part de leur mécontentement ou de leur déception lors de l’édition 2017. Ce rendez-vous, fortement ancré dans l’histoire de Brest, souffre depuis des années. On peut en identifier plusieurs causes.

Comme dans le théâtre classique, il faut « qu’en un lieu, en un jour, un seul fait accompli, tienne jusqu’à la fin le théâtre rempli ». Ces conditions de succès que sont l’unité de temps, l’unité de lieu et l’unité d’action ne sont plus réunies :

–       la circulation du tramway sur l’axe Siam-Jaurès a conduit à déplacer le périmètre de la foire avec comme conséquence une discontinuité entre les différentes activités commerciales sédentaires ou foraines,

–       l’absence de lien également entre le déballage des enfants et celui des adultes, lequel a de surcroît totalement disparu,

–       une foire aux associations perdue au square Kennedy et déconnectée de l’ensemble,

–       les conditions d’ouverture restrictives posées notamment aux commerçants du centre-ville.

Pour retrouver un réel intérêt dès l’édition 2018, deux enseignements doivent être tirés:

–          Permettre à tous les commerces du centre-ville d’ouvrir sur la durée de la foire (dimanche compris). Cette autorisation d’ouverture ne peut se limiter aux seuls commerçants indépendants et sans recours à leurs salariés. Sur la base du volontariat et dans les conditions légales de rémunération, tous doivent pouvoir travailler ces jours-là.

–          Permettre à nouveau le déballage par les Brestois, sur un périmètre délimité et protégé, et pas exclusivement pour les enfants. Un travail en amont doit être engagé notamment avec les services de l’Etat.

Telles sont les conditions qui permettront de redonner à la Foire Saint-Michel l’élan populaire et l’intérêt commercial de ce rendez-vous auquel  nos concitoyens sont attachés. Nous sommes prêts nous aussi à y travailler.

Sur le marché de Noël :

Cet élément d’animation vise surtout à exprimer l’esprit de Noël, qui, si nous nous souvenons du conte de Dickens, appelle à abolir l’ignorance et la misère pour faire régner la fraternité et la solidarité.

Mais le marché de Noël et ses 36 chalets loués par des commerçants extérieurs, la présence de manèges pour les enfants, invite aussi à faire venir des visiteurs qui fréquenteront les commerces sédentaires de notre cœur de ville. Des propositions doivent être élaborées avec les commerçants du centre-ville. Nous sommes prêts à y participer.

Conscients, oh ! combien des impératifs de sécurité, nous en sommes les promoteurs et pas seulement pour les grands événements. Nous assurerions d’autant mieux ceux-ci si nous avions une posture permanente de sécurité.

Dans le conte de Noël de Dickens, il y a trois esprits de Noël : celui du passé, du présent et de l’avenir. Que ce dernier règne encore dans notre ville.

Je vous remercie. »

Ouest-France 8 décembre 2017