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Bernadette MALGORN défend les intérêts de Brest auprès du gouvernement

Bernadette MALGORN a rappelé lors du conseil de Brest Métropole du 11 décembre 2017, les actions concrètes engagées par le Rassemblement pour Brest  à l’échelon gouvernemental pour  défendre les intérêts de Brest et de la pointe bretonne.

Ainsi, depuis la rentrée de septembre  les élus Rassemblement pour Brest sont intervenus à quatre reprises auprès du nouveau gouvernement sur les enjeux qui touchent notre territoire et ses habitants. C’est ce que Bernadette MALGORN a rappelé  à l’ouverture du conseil de la Métropole.

Alors que M. Cuillandre  annonçait  qu’il  écrirait  au  gouvernement  sur les dossiers brestois, le Rassemblement pour Brest n’a pas attendu pour agir !

 

Intervention de Bernadette MALGORN – 11 décembre 2017.

« Monsieur le Président, chers collègues,

C’est par un communiqué publié le vendredi 29 septembre dernier sur le site officiel de la collectivité « Brest Métropole et Ville » que vous annoncez les réunions de mi-mandat de « François Cuillandre et des élu·e·s de la majorité » en vous référant au mandat municipal et métropolitain. Les réunions thématiques et de quartier proposaient des sujets de proximité. Malgré cela elles n’ont pas fait recette. La mobilisation de vos élus et militants vous permettra peut-être d’avoir un public plus nombreux pour la synthèse. Mais où est la démocratie locale ? Présenté au nom de la collectivité, cet exercice se réduit à une opération politicienne.

Au-delà de cette forme critiquable, peut-être faut-il s’interroger sur les sujets qui engagent l’avenir de notre métropole et de sa population. C’est dans ce sens que nous vous avions proposé un débat au sein de nos assemblées.

Inutile de chercher à nous opposer le principe de spécialité qui empêcherait d’évoquer en métropole ce que vous préférez traiter en municipal et réciproquement. La comparaison des ordres du jour des deux collectivités met en évidence l’ampleur des recoupements. Par ailleurs la présence des deux collectivités dans le capital et le conseil de nos satellites en fait les instruments communs de leurs politiques, faisant d’ailleurs échapper nombre de décisions à la publicité de nos conseils. On pourrait évoquer la gestion unifiée du personnel voire la fantomatique maison commune pour faire un sort à votre objection.

Je vais donc m’exprimer sur ce moment charnière de la mi-mandat.

Mais plutôt que de refaire le diagnostic de 2014, examinons la situation nouvelle dans laquelle nous nous trouvons face à une donne internationale bouleversée et un nouveau pouvoir au niveau national qui n’a pas encore accompli une année et se trouve encore sur bien des chapitres en phase d’élaboration des politiques publiques.

Quels que soient nos sentiments à son égard, le gouvernement ouvre de grands chantiers sur lesquels nous avons des choses à dire au nom de nos collectivités brestoise et métropolitaine, indépendamment de nos préférences politiques ou des positions des associations nationales d’élus. J’évoquerai ici quatre d’entre eux.

 

Septembre 2017 : le désenclavement.

Après l’annonce par le Président de la République, à l’occasion de l’inauguration du tronçon de LGV Le Mans-Rennes, le 1er juillet 2017, d’une pause dans les grands projets ferroviaires, de nouvelles assises de la mobilité ont été lancées en septembre. Mme Elisabeth BORNE, ministre des transports, a annoncé une suspension de la pause ce qui ouvre de nouveau la porte au désenclavement des régions excentrées. Les élus occitans sont immédiatement remontés au créneau dans une démarche pluraliste.

Au nom du Rassemblement pour Brest, j’ai saisi la ministre sur notre situation particulière et la nécessité de doter enfin Brest d’un vrai TGV mettant réellement la pointe bretonne à 3h de Paris. Au côté de la priorité pour les transports du quotidien et la rénovation des voies, le gouvernement a retenu la réduction des fractures sociales et territoriales. Pour être entendus, nous devons reprendre le dossier sur de nouvelles bases : nous sommes les seuls en Bretagne, avec Quimper, à être encore concernés par ce projet. A nous de reprendre l’initiative !

Octobre 2017 : la Marine

Après l’actualisation du Livre blanc de la défense et de la sécurité, le gouvernement prépare la future loi de programmation qui devrait être examinée en 2018, sur les enjeux stratégiques face à la montée des périls et sur les besoins nécessaires pour renforcer et adapter notre outil de défense et assurer notre place en Europe et dans le monde et répondre ainsi aux menaces.

Car, l’avenir de notre économie locale est directement concerné par les options qui seront prises par le gouvernement. C’est pourquoi nous avons appelé l’attention de Mme Florence PARLY, ministre des armées, à l’occasion de sa venue à Brest sur le potentiel et les spécificités de la base navale de Brest.

Le long silence de Jean-Yves Le Drian nous laissait peu d’espoir sur l’entretien des Barracudas et le nouveau gouvernement n’a fait qu’annoncer ce que nous redoutions. Il est temps aujourd’hui de valoriser les domaines d’excellence brestoise : aux côtés du renouvellement de la composante nucléaire océanique, l’adéquation de nos capacités de projection de puissance extérieure et l’adaptation de nos capacités de dissuasion de la flotte sous-marine, de détection sous-marine, de défense antimissiles et de lutte contre les mines. L’autre domaine à valoriser, c’est la sécurité maritime, avec la nécessité de fédérer les acteurs pour assurer la protection de nos intérêts environnementaux et économiques.

Novembre 2017 : le logement.

Alors que les annonces gouvernementales sur les APL et le Pinel n’en finissaient pas d’enflammer les acteurs du logement, nous avons analysé la situation de notre agglomération au regard de la perspective de la sortie à terme des zones B2 du dispositif Pinel et son impact sur la construction neuve. Si l’évolution de la politique gouvernementale en matière de logement comporte pour notre agglomération des risques et nécessite des adaptations, la situation du logement à Brest ne se caractérise pas tant par une insuffisance de la construction neuve que par un énorme besoin de rénovation urbaine dans le secteur privé.

C’est pourquoi nous avons proposé à M. Jacques MEZARD, ministre de la cohésion des territoires, la mise en place d’un dispositif fiscal pour la réhabilitation et la mise aux normes le bâti ancien. Il s’agit de déverrouiller le dispositif actuel très restrictif, car limité au bâti ne correspondant pas aux critères d’un logement décent, pour s’orienter vers un dispositif plus large, un « Mézard de la réhabilitation».

Novembre 2017 : la mer.

Les atouts du site brestois ne se limitent pas du point de vue maritime à ce qui relève de la défense et de la sécurité. Tout en rappelant leur rôle structurant au premier ministre, M. Edouard PHILIPPE, lors de sa venue, le 16 novembre dernier, à l’occasion du CIMer, nous avons également attiré son attention sur les nouvelles problématiques auxquelles est confronté le site brestois en matière d’énergies marines renouvelables, avec la chute des prix des hydrocarbures et du gaz, l’arrêt des expérimentations d’hydroliennes (Naval group / Edf) et le choix de Saint-Nazaire pour les premières éoliennes flottantes, clés de l’avenir industriel du port de Brest

Quant au pôle européen d’excellence pour la recherche, il peine à retenir et attirer les diplômés malgré les synergies développées notamment au sein du Pôle compétitivité mondial Mer. Notre avenir portuaire, industriel et de recherche dépendra largement de l’ambition maritime de la France. Brest a toujours été au cœur de la stratégie de notre Nation. La Métropole doit faire entendre ce qu’elle peut apporter à une nouvelle politique maritime en élaboration. Nous sommes pour notre part disposés à apporter toute notre contribution.

 

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Ouest-France 12 décembre 2017