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Trafics de drogue à Brest : la réaction stupéfiante de M. Cuillandre

L’enquête du Télégramme sur les trafics de drogue, décrivant une ville « en passe de franchir le stade du narco-banditisme », a laissé le maire de Brest dans sa posture habituelle de banalisation, de déploration et de dérobade.

Certes la lutte contre les stupéfiants est du ressort de la police nationale et de la justice. Mais qui est responsable de l’organisation, de la salubrité et de la tranquillité de l’espace public ? Qui doit réfléchir, avant de créer des plaques tournantes des transports en commun, aux moyens de prévention et de protection à mettre en place pour sécuriser ces nouveaux pôles d’échange ?

M. Cuillandre se vante d’avoir ouvert le quartier de Pontanézen en construisant une ligne de tram qui le dessert. N’a-t-il pas remarqué le développement des trafics le long de la ligne et notamment aux nœuds de communication ? De l’arrêt Liberté, on a accès à une dizaine de  lignes de bus : voilà un point de rencontre idéal ! Bien entendu il ne s’agit pas de limiter l’offre de transport en commun. Mais la qualité de service passe aussi par la sécurité.

Brest, comme d’autres villes, change : de nouveaux quartiers, de nouveaux habitants. La configuration actuelle de la ville résulte des choix de l’équipe Cuillandre. Elle doit en assumer les conséquences et accompagner ces évolutions de population et d’urbanisme en assumant aussi ses responsabilités en matière de sécurité.

M. Cuillandre a demandé, en février 2019, des renforts policiers au ministère de l’intérieur. Mais que ne l’a-t-il fait au moment de la création de la « police de sécurité du quotidien » (PSQ) en février 2018 ? Brest a alors  raté une occasion et ce n’est qu’en octobre dernier que la ville a candidaté à ce dispositif.

Il propose d’aider financièrement la police nationale. S’il dispose d’argent pour la sécurité, pourquoi refuse-t-il obstinément d’équiper l’espace public de vidéo-protection dans les sites sensibles et de créer une police municipale qui soulagerait la police nationale des tâches moins spécialisées comme la prévention de proximité ? C’est ce que Bernadette Malgorn  et les élus du Rassemblement pour Brest préconisent et qui pourrait être mis en œuvre sans délai.

 

 

extrait Le Télégramme 14 mars 2019