Elections municipales de 2014

Discours de la maison des syndicats (2/4): la sécurité

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La sécurité.

Notre ville de Brest a eu longtemps la réputation d’une cité paisible. Une cité paisible c’est une ville ou règne la sécurité. On laissait les portes ouvertes. C’est une ville où la civilité est de mise. C’est une ville où l’on se respecte.

Comme moi, vous avez vu au fil des années ce climat paisible se détériorer et se transformer en un sentiment d’insécurité. L’insécurité engendre la peur, la peur engendre le repli sur soi, et le repli sur soi est la souvent la cause de l’émergence de zones sensibles voire de zones de non droit.

Les questions de sécurité vont donc bien au delà de l’indispensable préservation de la tranquillité de chacun. Dans une ville c’est le lien social, le vivre ensemble qui est menacé par l’insécurité.

Ce mode de vie se désagrège depuis une dizaine d’années. Ce sont toutes ces incivilités quotidiennes que nous connaissons mais aussi de plus en plus des braquages de commerces  avec des méthodes d’une brutalité de plus en plus inquiétante.

L’insécurité se criminalise avec les trafics de drogues dont Brest devient une plaque tournante, que ce soit dans les quartiers périphériques ou au centre ville, notamment Place de La Liberté, sous les yeux du maire! C’est toute la ville qui est gangrénée par ce mal.

Quelle a été la réponse du maire sortant? La création au sein de Brest métropole habitat d’un observatoire de la sécurité.  Une méthode très socialiste. Les socialistes sont les champions toutes catégories de l’observation. Le problème c’est qu’ils ne passent pas de l’observation à l’action. Ou quand ils passent à l’action ils s’arrêtent en milieu du chemin.

C’est le cas du maire sortant qui compte sur la seule mise en œuvre de l’action sociale, des transports en commun et des distractions pour éradiquer la délinquance. Résultat : les délinquants profitent de l’action sociale, des transports en commun, se distraient mais continuent leurs méfaits et leurs trafics en tous genres. Et on ne nous dit pas tout !

Face à cette situation, le maire refuse de doter la ville d’une police municipale comme tant de métropoles de gauche comme de droite .

« Il y a à Brest une véritable unanimité pour en pas avoir de Police municipale » a-t-il déclaré. Je ne sais pas où il va chercher cette unanimité, sûrement pas dans les quartiers où les Brestois souffrent de l’insécurité.  Mais je sais que lorsque que l’on aura sorti le maire sortant, l’une de nos priorités sera de créer une police municipale avec des missions spécifiques en partenariat avec la police nationale et au service de la toute la population particulièrement des personnes les plus fragiles qui sont la cible privilégiée des délinquants.

Cette police municipale sera proche des habitants et particulièrement de ceux qui vivent dans des quartiers exposés  comme Bellevue ou Kérourien.

La sécurité peut aussi être renforcé par le recours à la vidéo protection. C’est à la fois un moyen de prévention et de dissuasion,   et une aide pour élucider les délits. Tout ceci dans le respect de la vie privée : il n’y a pas un œil derrière chaque caméra !

 

Deuxième priorité : la fiscalité