Elections municipales de 2014

Discours du 19 décembre : Brest aujourd’hui

Aller à l’introduction.

Nous, nous croyons que le chômage, l’insécurité, la désertification du centre ville, l’abandon des quartiers, le peu de place laissé aux familles dans notre ville,  ne sont pas une fatalité.
Qu’il y a des solutions.

Toutes ne dépendent pas de nous.Mais nous pouvons, nous devons faire entendre notre voix auprès de tous ceux qui décident.
Et il y a aussi des solutions locales.Pas toujours coûteuses :
les idées même des citoyens sont souvent pertinentes. Qu’ils soient ou non constitués en associations. Alors le débat démocratique s’engage. Et cela intéresse la plupart des gens.
Ils sentent bien qu’ils sont respectés et retrouvent l’envie de devenir acteur de la vie de la cité.

Voilà comment nous voulons faire de la politique ici Brest. Nos concitoyens ne veulent plus être gouvernés par une idéologie. Nos concitoyens ne veulent plus que l’on pense à leur place. Nos concitoyens n’acceptent plus qu’on décide à leur place de ce qui est bon pour eux. Ils attendent de leurs élus qu’ils se mettent à leur écoute et à leur service.

A l’écoute, nous l’avons été ce soir des témoignages d’ Alex Le Scoul, de Jean-Paul Hellequin et de Per-Iann Fournier. Et je tiens à vous remercier d’avoir accepté de témoigner de vos expériences, y compris les plus douloureuses, pour enrichir notre réflexion sur ce que doit être la cité.

Pour les trois mois de campagne qui s’ouvrent devant nous, je vous rappelle notre ligne de conduite. Trois verbes : écouter, convaincre, rassembler. Ne nous laissons pas distraire de cet objectif par le brouhaha habituel qui règne dans les campagnes électorales. Avançons avec calme et détermination car notre engagement nous dépasse. Ce n’est pas pour nous- mêmes que nous nous battons mais pour Brest, pour les Brestoises et les Brestois et il est temps de relever la tête.

Oui il est temps de relever la tête car la crise économique et sociale qui frappe durement la Bretagne et particulièrement la pointe bretonne est d’une gravité profonde. Je l’ai encore redit, au conseil régional, la semaine dernière, :«l’ouest breton avait un sentiment de relégation».
Ce n’est pas avec son «coup médiatique» à deux milliards que le gouvernement socialiste va y répondre.
Ce pacte est le recyclage du passé et la préemption de l’avenir. Nous avons pu identifier une quarantaine de millions d’argent frais.

Mais il y a eu une bonne nouvelle pour Brest.
Oui la localisation à Brest du siège de l’IFREMER est une bonne nouvelle pour notre ville. Cela peut faire près d’une centaine d’emplois. Ce projet figurait dans la première et la deuxième version du Pacte d’Avenir et a disparu de la version finale, pour être annoncé  en grande pompe par le Premier ministre  lors de la cérémonie rennaise de signature du Pacte. Ce n’est pas avec des coups de communication comme celui là  que l’on gagnera la confiance des Bretons, la confiance des Brestoises et des Brestois.

Ma joie se teinte aussi d’un zeste d’inquiétude.
Car dans le même temps l’exécutif socialiste du conseil régional nous a proposé de modifier les statuts de « France Energies Marines » pour permettre son déménagement sur simple décision de son assemblée générale. Souvenez-vous: son implantation à Brest avait été décidée par le précédent gouvernement et François Fillon en personne était venu l’annoncer à Brest en décembre 2009.
Nous nous battrons pour conserver à Brest ce point d’appui à de futurs développements.

Suite : la sécurité et le développement économique