Elections municipales de 2014

Discours du 19 décembre

Mes Chers Amis,

Tout d’abord un grand merci à vous d’être venus aussi nombreux en cette période où tout un chacun commence à préparer les fêtes de Noël et du premier de l’an en famille.
Votre présence témoigne de votre passion pour notre ville de Brest et de votre détermination à lui donner un nouveau cap.
Votre nombre ce soir apporte un démenti aux observateurs de la vie publique qui affirment que la politique n’intéresse plus les Français.

Ce qui n’intéresse plus nos concitoyens c’est la politique politicienne, les querelles de chapelle, la politique des petites phrases assassines et des grands arrangements ou des grandes phrases et des petits arrangements.
De cette politique là les gens n’en veulent plus ni en France, ni à Brest.

Mes chers amis, dans ce microcosme tournant autour du gotha socialiste brestois, je n’ai aucune envie d’être parachutée.
Mais la vie brestoise est ailleurs.
Elle ne résume pas à ces gens qui ne se parlent qu’entre eux.

Nous sommes, depuis des mois, au contact de la population, sur les marchés, en faisant du porte à porte, dans les visites à notre permanence, et dans nos activités habituelles. Nous sommes à l’écoute des personnes : évoquer leur vie quotidienne, mais aussi l’avenir de leur ville, voilà qui intéresse les gens.
Et alors, comme vous ici ce soir, les gens s’intéressent à la politique.
Ils ont trop entendu de promesses.
Ou qu’on avait tout essayé.
Qu’il n’y avait rien à faire.
Ou encore que ce n’est pas de la compétence de la municipalité.

Mais à quoi bon se présenter aux élections si c’est pour être simple gestionnaire de services locaux?
Des fonctionnaires feraient l’affaire. Et on économiserait le train de vie des élus.
Mais la démocratie locale repose sur la prise de responsabilité.
J’y tiens. Nous y tenons.
C’est l’une de ces valeurs fortes qui nous rassemblent: liberté, initiative, responsabilité, dignité.

Et c’est justement la désinvolture de certains politiques face à leurs propres responsabilités qui nourrit le rejet de la politique.

….Le bilan