Elections municipales de 2014

Pour un devoir de mémoire

Le 4 mars 2016,  Bernadette MALGORN   rendait hommage à Yves GUENA  qui venant de disparaitre (relire article du 4/03/2016) et souhaitait que Brest rende un  hommage particulier à l’homme d’Etat, originaire de Brest,  par une dénomination de  rue dans notre cité. Elle  formalisait cette demande le 8 mars dernier auprès du maire de Brest.

Bernadette MALGORN  rappelait  que « pour avoir eu maintes occasions de le rencontrer, y compris ces dernières années, je puis témoigner qu’il était resté très attaché à ses racines, même si sa terre d’élection fut la Dordogne. Yves Guéna n’avait que dix-sept ans lorsqu’il se joignit aux groupes de Bretons et de Brestois qui, dès juin 1940, embarquent pour Ouessant puis l’Angleterre et s’engagent aux côtés du Général de Gaulle.

Son parcours au service de la France dans sa diversité est un bel exemple. »

Allant dans le même sens le maire de Brest a donc acquiescé à cette demande en  souhaitant également donner le nom d’une rue  au Père JAOUEN, récemment décédé.

Le 15 mars Bernadette MALGORN a adressé sollicitait le maire de Brest pour que de grandes figures féminines dans la Résistance soient prochainement honorées et que Brest fasse ainsi œuvre de mémoire. Elle indique notamment   « c’est   avec intérêt que j’ai accueilli votre annonce de dénommer prochainement  deux rues, Yves GUENA mais également Père JAOUEN. Je souscris pleinement à cette initiative.

Vous connaissez également mon attachement pour la parité et pour la juste reconnaissance de la place  des femmes dans la société et l’histoire de notre ville et notre pays.

C’est pourquoi il me semble nécessaire de vous rappeler ma demande du 15 octobre 2015 en vue d’une dénomination d’une rue Irène VALLE (née Davène), connue en Résistance sous les pseudonymes de  « Claudine » ou « petit oiseau », disparue le 22 mai 2012.

D’autres grandes figures féminines de la Résistance devraient également être honorées par Brest, notamment :

  • Geneviève de GAULLE-ANTHONIOZ, résistante-déportée (camp de Ravensbruck), qui fut aussi une militante en faveur des plus pauvres et des exclus, présidente d’ATD Quart Monde France de 1964 à 1998 (décédée le 14 février 2002) ; 
  • Jeanne BOHEC, aide-chimiste à la poudrerie de Brest, embarquée le 18 juin 1940 sur le remorqueur l’Abeille4 en partance pour l’Angleterre, connue en Résistance sous le pseudonyme de la «  plastiqueuse à bicyclettes »  (décédée le 11 janvier 2010) ;
  • Andrée VIROT-PEEL, esthéticienne à Brest, connue en Résistance sous le pseudonyme de l’« Agent Rose » qui sauva 102 soldats et aviateurs et aidé plus de 20 000 autres Alliés, résistante-déportée en 1944 à Buchenwald (décédée à 105 ans le 5 mars 2010). »