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Pour un vrai TGV à Brest à moins de 3h00 de Paris

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Dans le cadre des études complémentaires  sur les Liaisons Nouvelles Ouest Bretagne – Pays de la Loire (LNOBPL) une concertation était ouverte jusqu’au 28 février 2017,  pour recueillir les contributions des acteurs politiques, économiques, sociaux, associatifs et au delà des  bretons , sur les projets de desserte ferroviaire à grande vitesse.

Depuis de nombreuses années, Bernadette MALGORN et les élus du  Rassemblement pour Brest mènent une action, sans relâche, en faveur du désenclavement de la Bretagne Occidentale et la création de lignes nouvelles, seules capables de mettre la pointe bretonne à moins de trois heures de Paris. Il s’agit, en effet, de la condition indispensable pour assurer le développement et renforcer l’attractivité économique et démographique de la Bretagne Occidentale.

C’est ce qu’ils ont tenu à rappeler lors de cette concertation publique (ci-après la contribution des élus du Rassemblement pour Brest).

 « Le groupe des élus municipaux et communautaires du Rassemblement pour Brest considère que le désenclavement  de la  Bretagne Occidentale  est la condition indispensable  pour son développement et son attractivité économique et  démographique.

Le développement des territoires s’entend désormais plus en temps de transports qu’en nombre de kilomètres. Or, à l’été 2017, la Ligne à grande vitesse  s’arrêtera à Rennes qui ne sera plus qu’à une heure trente de Paris.

Cette seule perspective d’avenir n’est pas satisfaisante.

Dans ce cadre, la « diffusion de la grande vitesse » n’est qu’un palliatif qui,  certes fera bénéficier la pointe bretonne d’un gain de temps, mais ne saurait répondre  aux enjeux économiques et aux  impératifs d’aménagement du territoire.

Ainsi, dans le meilleur des cas, le dispositif opérationnel à compter de l’été prochain ne ferait gagner qu’une trentaine de minutes sur les meilleurs trains vers Brest et Quimper.

Demain, pour arrimer, non seulement Brest et Quimper,  mais l’ensemble du Finistère aux grands réseaux nationaux et européens, il faut impérativement construire des Lignes nouvelles, seules capables de  mettre  la pointe bretonne à moins de trois heures de Paris.

Renoncer à un tel projet, c’est prendre un  risque  majeur d’un décrochage territorial durable  dans l’avenir.

Nous demandons par conséquent  que de nouvelles solutions soient étudiées  pour répondre à cette exigence.

L’orientation actuelle des études ne va pas dans ce sens et semble au contraire se concentrer sur l’axe Rennes-Nantes, sans avoir d’ailleurs levé l’hypothèque pesant sur l’aéroport du grand Ouest. Cette position ne nous paraît pas claire.

Les études pourraient au contraire intégrer judicieusement la création d’une véritable desserte entre Brest et Quimper.

Les positions exprimées depuis de nombreuses années par le Rassemblement pour Brest rejoignent les préoccupations des acteurs économiques regroupés au sein de d’Investir en Finistère. Elles visent à créer les conditions nécessaires à l’attractivité et l’aménagement d’un territoire qui tend à s’éloigner en terme de compétitivité et d’accessibilité. »

 

Bernadette MALGORN

Présidente des élus du Rassemblement pour Brest

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