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Climat d’insécurité à Brest : 52 voitures brûlées en 6 mois !

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Malgré la montée de la délinquance et des incivilités à Brest, l’équipe Cuillandre refuse toujours de regarder la réalité en face. Brest reste donc aujourd’hui, la seule  ville de plus de 100.000 habitants, sans  police municipale.

Pourtant, ce dispositif permettrait de seconder efficacement, comme c’est le cas partout en France, la police nationale et permettrait aux forces de l’ordre de se concentrer sur les missions de sécurité les plus importantes.

Pour le Rassemblement pour Brest, il est temps d’engager notre ville dans une politique globale de sécurité revisitée.

Ce climat d’insécurité existe désormais dans tous les domaines et  dans tous les quartiers brestois. Le nombre croissant de véhicules incendiés ( 52 en 6 mois) illustre parfaitement ce  phénomène.

C’est ce que vient de rappeler Marc BERTHELOT, conseiller municipal et communautaire. Il représente également  le groupe des élus du Rassemblement pour Brest au  CISPD (Conseil Intercommunal de Sécurité et de Prévention de la Délinquance).

 

« Le mois de décembre avait été particulièrement tragique à Brest en matière de voitures incendiées, une trentaine, dont dix-huit pour la seule nuit de la Saint-Sylvestre,…. record absolu en Bretagne tout de même !

 Et ce dans toute la ville, à Pontanézen, à Kérourien, à Bellevue.

 On décomptait ainsi quarante incendies de voitures depuis septembre dans notre ville.

 Après un trop bref retour au calme en janvier (un véhicule incendié) on assiste depuis plusieurs semaines à une (et je pèse mes mots) nouvelle « flambée » de ces actes criminels.

 12 véhicules ont de nouveau été la proie des flammes, dans le quartier de l’Europe en février.

 Des quartiers jusqu’à présent épargnés par ce type d’événement, comme le quartier de Kerbonne, ne le sont plus.

Ainsi encore à Lambézellec dans la nuit du 5 au 6 février, rue du muguet, 1 véhicule a été incendié.

 15 jours plus tard (le 21 février) toujours à Lambézellec 2 voitures sont parties en flammes, … 3 autres dans la nuit du vendredi 24 au samedi 5 février.

C’est donc désormais un peu partout, et non plus dans certains quartiers dits « sensibles », que l’on doit déplorer ce phénomène.

 Ainsi cinquante-deux voitures ont brûlé en six mois ! soit près de neuf par mois.

 On peut ajouter à cette triste moyenne l’incendie volontaire dans une cave ce mercredi, encore à Lambézellec.

 Le tout en état d’urgence et vigie pirate renforcé.

Dans ce contexte comment ne pas évoquer ce climat réel d’insécurité et de désordre qui apparaît hélas désormais installé dans notre ville.

Les habitants sont exaspérés.

 Les forces de l’ordre, auquel il faut ici rendre à nouveau un hommage appuyé, nous le disent…. vous le disent : très sollicitées elles ne peuvent être partout, elles ne peuvent pas tout.

 Le temps de vos reproches, mal fondés d’ailleurs, à la précédente majorité est révolu.

 Vous serez probablement encore tenté de parler de récupération, mais j’ose la question : Que faisons nous pour répondre aux légitimes attentes et aux aspirations de nos concitoyens à ce sujet ?

 La prévention seule, pour efficace qu’elle soit, a elle aussi ses limites, tout comme la répression.

 Les atteintes à la tranquillité et à la sécurité public d’hier, les capacités d’intervention et d’action de la Police Nationale d’hier ne sont plus celles d’aujourd’hui… c’est un fait, nul ne peut le nier.

 Je suis pour ma part très attaché au principe, qui fonde notre responsabilité d’élus locaux, de subsidiarité.

 Ce principe impose, lorsqu’un service public indispensable ne se trouve plus assuré ou fait défaut, qu’elle qu’en soit la raison, à ceux qui sont en responsabilité la charge d’y remédier.  

 Au nom de ce principe de subsidiarité nous demandons à nouveau instamment  au maire d’engager notre ville, dans le cadre d’une politique globale de sécurité revisitée, sur la voie de la constitution d’une police municipale de proximité, qui viendra en appui et en appoint de la police nationale.

 Il y a urgence. »