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Réflexions de Bernadette MALGORN sur la loi de programmation militaire 2019-2025 : « un enjeu pour Brest »

Le Parlement examine  depuis le 20 mars 2018 le projet de loi de programmation militaire pour la période 2019/2025. Moment essentiel pour notre Nation et un rendez-vous crucial pour Brest.

La revue stratégique de défense et de sécurité nationale, dont le rapport a été remis le 11 octobre 2017 par la ministre des Armées au président de la République, a éclairé les enjeux stratégiques pour la France face à la montée des périls sans néanmoins hiérarchiser les priorités.

Ces enjeux sont multiples : répondre aux menaces tant intérieures qu’extérieures pour large part liées au terrorisme ; définir les besoins opérationnels nécessaires pour renforcer et adapter notre outil de défense ; assurer la protection de nos intérêts vitaux ; affirmer notre place en Europe et dans le monde et par conséquent garantir notre capacité de projection de puissance au travers des OPEX (opérations extérieures). Dans ce but, le projet de loi affiche un objectif de 2% du PIB (produit intérieur brut) en fin de plan, plus ambitieux que réaliste.

Au nom du Rassemblement pour Brest, je suis intervenue dès le 13 octobre 2017 auprès de la ministre des armées, Mme Florence Parly, et le 16 novembre 2017 auprès du premier ministre, M. Edouard Philippe, pour souligner le potentiel stratégique et industriel du site brestois, trop longtemps négligé par des arbitrages défavorables.

La LPM doit faire des choix, pour assurer la défense de la France. Pour nous, les priorités vont au renouvellement de la composante nucléaire océanique, à l’adaptation de nos capacités de dissuasion de la flotte sous-marine, de détection sous-marine, de défense antimissiles, de lutte contre les mines et de sécurité maritime, autant de domaines d’excellence dans lesquels Brest a des atouts à faire valoir.

Le maintien du potentiel de défense depuis Brest permet de valoriser les savoirs faire locaux portés notamment par Thalès et Naval Group. Ces compétences sont à la base d’applications civiles qu’il s’agisse d’intervention sous la mer, du développement de nouveaux systèmes de robotisation, de protection de nos zones  maritimes, et plus largement d’exploitation des ressources de la haute mer et la protection de nos intérêts environnementaux et économiques. Des milliers d’emploi en dépendent.

Telles sont les attentes que nous avons formulées auprès du gouvernement.

Au moment où s’ouvre le débat parlementaire, nous attendons des députés finistériens, notamment ceux siégeant à la commission de la défense, qu’ils soutiennent ces priorités pour la défense de la Nation et l’avenir du site industriel et de recherche naval brestois.

Bernadette MALGORN, Présidente du Rassemblement pour Brest